COMITE VALMY

Accueil du site > - LAÏCITE - REFUS DU COMMUNAUTARISME > Mensonge de la collégienne à l’origine de l’affaire Paty : « Seule l’accusation (...)

Mensonge de la collégienne à l’origine de l’affaire Paty : « Seule l’accusation d’islamophobie tue et détruit des vies » - Par Fatiha Boudjahlat

mardi 9 mars 2021, par Comité Valmy


« Après Charlie, après le Bataclan, après Nice, qui peut dire qu’il ignore les conséquences des accusations d’islamophobie ? », écrit Fatiha Agag-Boudjahlat. THOMAS COEX/AFP

Mensonge de la collégienne à l’origine de l’affaire Paty : « Seule l’accusation d’islamophobie tue et détruit des vies »

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’élève qui avait accusé Samuel Paty d’islamophobie a avoué qu’elle n’était pas présente lors du cours sur la liberté d’expression. Fatiha Agag-Boudjahlat souligne que la collégienne a été rescolarisée tandis que Mila doit vivre sous protection.

« Après Charlie, après le Bataclan, après Nice, qui peut dire qu’il ignore les conséquences des accusations d’islamophobie ? », écrit Fatiha Agag-Boudjahlat.


Fatiha Agag-Boudjahlat est enseignante et militante pour la laïcité. Elle a publié Combattre le voilement (éd. Cerf, 2019), un plaidoyer en faveur de l’universalisme républicain et un réquisitoire contre la tyrannie des identités.


La fille a menti. Un mensonge que la principale aurait pu mettre en évidence en deux minutes par un simple contrôle des absences. Mais quand bien même n’aurait-elle pas menti, quand bien même aurait- elle vu les caricatures, Samuel Paty accomplissait sa mission. La jeune fille a menti à son père, à sa mère, au quartier. Elle a persisté dans son mensonge, même après avoir vu l’affaire prendre de telles proportions.

Le plus odieux réside dans la stratégie de défense de son père, qui prétend maintenant qu’il se moquait des caricatures, qu’il était énervé à cause de l’exclusion de sa fille. Un avis d’exclusion a pourtant été envoyé aux familles avec le motif précis, si cela l’avait intéressé... Il a été reçu « moins bien que ne l’aurait été un juif », d’après ce que cet homme a dit à la principale de l’établissement. Celle-ci aurait dû aussitôt le mettre à la porte, lui et l’imam radical qui l’accompagnait. Non, il était dans son djihad personnel. Sa fille savait sur quel bouton appuyer. Elle savait ce qui mobiliserait sa mère et son père.

Après Charlie, après le bataclan, après Nice,
qui peut dire qu’il ignore les conséquences
des accusations d’islamophobie ?

Fatiha Agag-Boudjahlat

Après Charlie, après le Bataclan, après Nice, qui peut dire qu’il ignore les conséquences des accusations d’islamophobie ? Cela en dit long sur l’islamisme qui contamine tout et prend le pas sur tout : le bon sens, la loi républicaine, la vie humaine. Comme l’écrivait un internaute sur Twitter, cette fille est de nouveau scolarisée. Mila non, qui doit vivre sous protection. Et Samuel Paty est mort et a été décapité. Cela dit tout : Contrairement au slogan placardé et diffusé par l’Unef et les autres gauchistes complaisants vis-à-vis de l’islamisme, ce n’est pas l’islamophobie, crime imaginaire, péché de langue qui tue. Seul l’islamisme tue. Seule l’accusation d’islamophobie tue et détruit des vies.

8 mars 2021


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>