COMITE VALMY

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La République française et le Capitole
Général Henri ROURE

vendredi 8 janvier 2021, par Comité Valmy


La République française et le Capitole

Des images m’ont effaré ce matin du 7 janvier, après ce qui s’est passé à Washington. Je dois même dire que j’ai été scandalisé ! D’autant plus que les journalistes jugeaient avec des mots approbateurs la manière dont la chose avait été pensée et réalisée. Ils approuvaient.

Ne vous méprenez pas je ne me réfère pas aux reportages sur cette violente prise d’assaut du Capitole par des manifestants contestant l’élection de M. J. Biden. Il ne s’agissait là, après tout, que d’une expression exacerbée et regrettable des oppositions qui parcourent la société étatsunienne à l’instar de ce que connaissent les démocraties malades et moralement corrompues d’un Occident déclinant. Le phénomène est sans doute amené à se développer. Je me garderai bien, cependant, de faire le moindre commentaire sur les raisons qui ont motivé cette colère, n’étant pas suffisamment informé des modalités des élections présidentielles de ce pays. Je la constate. Elle a sans doute ses causes, mais elle concerne un pays étranger.

Or cette nuit, le président de la République française qui, sans doute, souffre d’insomnies, s’est levé pour enregistrer un message destiné au peuple étatsunien mais aussi au peuple français. En soi il y avait déjà là quelque chose de surprenant. Le chef de l’État s’agitait sur un sujet concernant un pays étranger sans aucune conséquence sur la France, en donnant, de plus, une inflexion dramatique à son propos qu’il fit d’ailleurs, pour moitié, en langue anglo-saxonne. Cette langue n’est pourtant aucunement, pour l’instant, la langue officielle de la République Française. Mais s’ajoutant à cette intervention surréaliste, j’ai vu toute une symbolique. Or le symbole est, comme chacun sait, le figuratif d’une pensée ou d’une réalité. Derrière le président s’alignaient trois drapeaux. Dans l’ordre celui des États-Unis, celui de l’UE et celui de la France.

Cette image n’a fait que renforcer le constat que je fais depuis plus de trois ans et que j’avais entamé en écrivant un billet à l’occasion du 14 juillet 2017. Je l’avais intitulé « Deux Américains à Paris ». À l’époque M. D. Trump, avait été invité à notre fête nationale, par le jeune président français qui espérait de son hôte une tout autre politique que celle qui fut menée. Dans la disposition de ces emblèmes le symbole est fort et l’allégeance évidente. Les États-Unis décident, l’UE relaie les intentions de la finance et de la politique de Washington et la France exécute. Mettre les couleurs des États-Unis derrière soi est outrecuidant pour un président non-étatsunien ou alors l’acte signifie bien une fidélité volontairement mise en exergue. Il est évident qu’une révolution aux États-Unis risquerait de troubler ces subordinations en cascade. Il est ainsi compréhensible que le président français, dont l’alignement sur ce système est connu malgré parfois quelques velléités patriotiques, cherche à montrer au président élu son attachement.

J’y décèle aussi une crainte. Celle d’une contestation de la même violence chez nous, en France, qui risquerait de mettre à bas le système en place depuis quelques années. Cette fidélité exprimée au nouveau pouvoir étatsunien se veut un gage, au cas où…

Il est vrai que le gouvernement souterrain, dont le siège, évidemment invisible, se trouve outre-atlantique, et qui fait appliquer sa volonté en France et ailleurs, semble aujourd’hui de plus en plus vigoureusement contesté par des peuples cherchant à retrouver leur souveraineté. Au point même que les maîtres des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, dévoilent leur obédience et leur rôle en volant au secours des pouvoirs conformes et en censurant les propos qui ne le sont pas...

Je ne me fais plus d’illusion sur la démocratie dans son application actuelle. Dans cette affaire, une fois encore, j’ai vu le mépris de plus en plus évident dans lequel certains tiennent le peuple français. D’où mon effarement…

Henri ROURE
7 janvier 2021


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