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Le président du Mexique souhaite
offrir l’asile politique à Julian Assange
RT France

mardi 5 janvier 2021, par Comité Valmy


Une banderole accrochée près de l’ambassade du Royaume-Uni à Mexico le 4 janvier 2021 (image d’illustration). Pedro PARDO Source : AFP <

Le président du Mexique souhaite
offrir l’asile politique à Julian Assange

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a proposé d’offrir l’asile politique au fondateur de Wikileaks Julian Assange, dont la demande d’extradition de la part des Etats-Unis vient d’être rejetée par la justice britannique.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a annoncé le 4 janvier qu’il cherchera un moyen d’offrir l’asile politique au Mexique à Julian Assange. La justice britannique avait rejeté le même jour la demande de Washington d’extradition vers les Etats-Unis. « Je suis en faveur d’un pardon [d’Assange], je vais demander au secrétaire des Affaires étrangères qu’il entame les procédures nécessaires pour solliciter auprès du gouvernement du Royaume-Uni la possibilité que Monsieur Assange reste en liberté et que le Mexique lui offre l’asile politique, avec ce que signifie le droit d’asile et notre tradition », a-t-il déclaré en conférence de presse, comme le rapporte l’agence de presse AP.

Le Mexique a une tradition du droit d’asile. Il a notamment accueilli le président bolivien Evo Morales après le coup d’Etat survenu en 2019 après son élection.

Demande de mise en liberté étudiée le 6 janvier

Le 4 janvier, à Londres, la juge Vanessa Baraitser a rejeté à la cour d’Old Bailey la demande d’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Washington souhaite juger celui-ci pour espionnage après ses la publication sur Wikileaks en 2010 des « War Logs », des dizaines de milliers de documents secrets américains faisant état de crimes de guerre commis par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan. Il risquerait 175 ans de prison s’il était extradé de l’autre côté de l’Atlantique.

La magistrate a mis en avant l’état psychologique de Julian Assange et le haut risque que celui-ci se suicide en prison. « Face à des conditions d’isolement quasi total... je suis convaincue que les procédures [esquissées par les autorités américaines] n’empêcheront pas M. Assange de trouver un moyen de se suicider », a-t-elle fait valoir.

« Aujourd’hui marque une victoire pour Julian [...], un premier pas vers la justice dans cette affaire », a déclaré l’avocate et compagne de Julian Assange Stella Moris devant la cour criminelle d’Old Bailey, appelant le gouvernement américain à « mettre fin » aux poursuites.

Les Etats-Unis ne comptent pas en rester là. Les autorités ont annoncé qu’elles feraient appel de la décision. « Nous sommes satisfaits que les Etats-Unis l’aient emporté sur tous les arguments juridiques qu’ils ont soulevés », a précisé le département dans un communiqué avant de préciser : « Nous continuerons à demander l’extradition de M. Assange vers les Etats-Unis. »

En attendant l’examen de sa demande de mise en liberté qui se déroulera le 6 janvier, Julian Assange restera derrière les barreaux de la prison de Belmarsh.

5 janvier 2021


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