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De De Gaulle à Traoré :
quelle République ?
par Karine Bechet-Golovko

jeudi 18 juin 2020, par Comité Valmy


De De Gaulle à Traoré : quelle République ?

Le 18 juin 1940, De Gaulle prend le contre-pied du Gouvernement français et appelle à ne pas déposer les armes, à ne pas capituler, à défendre la France, à défendre sa terre, à ne pas laisser l’envahisseur se considérer à demeure et imposer ses lois. Aujourd’hui sa statue est vandalisée au nom de la destruction de l’histoire et de l’explosion de la République et l’on se retrouve avec les partisans du "clan Traoré", qui veulent imposer leurs lois contre ceux de la République. Une République que beaucoup aimeraient déboulonner. Le moment du choix est venu.

Quand l’Etat montre sa faiblesse, et aujourd’hui il l’étale, le péril n’est pas loin, car n’importe quel groupuscule se sent pousser des ailes, le gâteau est enfin accessible, et si l’on ne peut en manger, il est toujours possible de le piétiner.

La lutte contre le racisme est un paravent magnifique, afin de rendre "justice", une certaine justice, à une certaine histoire, à chacun la sienne, conduisant à réécrire celle de la France, celle de la Nation française, que l’Etat n’est plus apte à assumer. Certains politiciens en mal de reconnaissance jouent sur la vague anti-républicaine :

"Un buste de Charles de Gaulle a été vandalisé à Hautmont (Nord) avec inscrit en peinture rouge le mot « esclavagiste », a rapporté le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand sur Twitter. Samedi dernier, lors de la manifestation en mémoire d’Adama Traoré, des manifestants voulaient cibler la statue installée devant l’Assemblée nationale de Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, à l’initiative en 1685 du Code noir, qui a légiféré l’esclavage dans les colonies françaises.

Alors que Jean-Marc Ayrault, actuel président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, a demandé samedi de rebaptiser une salle Colbert à l’Assemblée, le sénateur PS de Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel souhaite que sa statue devant l’Assemblée, ou celle située au sein du Sénat, soient « déplacées ou expliquées »"

Le rôle des Arabes dans l’esclavage n’intéresse personne, l’implication locale des Noirs non plus, c’est la grande foire à l’encan du racisme, qui en fait revient en force, d’un racisme anti-blanc qui s’abat sur l’Occident, puisqu’il a montré sa faiblesse. Films et récits triés sur le volet racial, restaurants à nourriture racée "pour que l’argent aille dans les bonnes poches". La race, concept si longtemps dénigré, fait son retour en force, dans une véritable vague barbare. Voltaire, Simone Veil, De Gaulle, tous y passent.

Lorsque des réactions d’indignation se font savoir :

la Macronie propose de ne pas déboulonner, mais d’équiliber les symboles, de recontextualiser :

« Il faut s’emparer de la mémoire de ces personnages, il ne s’agit pas d’effacer ce qu’ils ont été mais de recontextualiser. » Plutôt que de déboulonner les statues de personnages historiques controversés ou de débaptiser des rues, mieux vaudrait élever sur les mêmes lieux, en réponse, des monuments dédiés à d’autres figures afin de « regarder l’Histoire en face », a suggéré l’entourage d’Emmanuel Macron.

Mais quelle histoire ? Comme si l’histoire d’un peuple n’était pas un discours historique qui se construit, pour construire la Nation. Finalement, Macron propose bien de réécrire l’histoire. Qui va choisir les "nouveaux symboles", sur quels critères, selon quelles procédures ? L’on pourrait commencer par consulter le clan Adama, ils ont beaucoup d’idées ...

Le 18 juin 1940, De Gaulle lançait un appel à la résistance et à la reconquête du territoire.

Le 18 juin 2020, des bandes se déploient sur le territoire et exigent que la police soit à genoux. Car la police est le symbole de l’Etat. Et le Gouvernement s’est déjà mis à terre. En juin 2020, des "armistices" surréalistes sont conclus sous l’égide d’une mosquée.

La question aujourd’hui est de savoir où est l’anachronisme : dans l’appel du 18 juin 1940 ou dans le vandalisme de la statue de De Gaulle. De cela dépendra l’avenir de la République. Et le fait que la question, objectivement, se pose, est déjà une réponse.

Karine Bechet-Golovko
jeudi 18 juin 2020

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