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Ces faux policiers arrêtés puis remis en liberté à Paris :combien de mises en scène ?
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 3 juin 2020, par Comité Valmy


Ces faux policiers arrêtés puis remis en liberté à Paris : combien de mises en scène ?

Le site d’informations Actu 17 a signalé une information intéressante - à plus d’un point de vue. Ainsi, trois faux policiers dans de véritables uniformes ont été arrêtés à Paris, alors qu’ils préparaient le tournage d’une fausse interpellation musclée à caractère raciste visant à discréditer la police. C’était le 31 mai. Puis, le 1er juin, ils sont ... remis en liberté, avec le "réalisateur" et les figurants. J’avoue ne pas comprendre. Il n’y a pas eu d’infraction, pas d’usurpation de fonction ? On ne cherche pas qui est derrière ? Ou bien face à l’écrasante vague gauhiste-globaliste, qui attaque violemment l’Etat et ses institutions, les policiers n’ont pas eu le choix, il fallait les relâcher. A moins qu’il n’y ait eu plusieurs mises en scène ... Il est vrai que cela tombe bien au moment où la proposition de loi Ciotti visant à interdire la diffusion d’images de policiers est largement discutée - et contestée. Deux scénarios qui, dans tous les cas, ne sont pas très positifs ...

Selon Actu 17 , le 31 mai, dans le XVe arrondissement de Paris, un groupe de trois policiers, en tenue un peu débraillées avec une attitude suspecte a attiré l’attention de la BAC. Bien qu’il s’agissait de véritables uniformes, les policiers de la BAC en s’approchant ont compris qu’ils avaient à faire à de faux policiers.

Après contrôle, ils ont appris qu’il s’agissait d’un tournage sauvage, sans autorisation, avec des figurants et un individu se présentant comme réalisateur. Ils furent interpelés à des titres différents :

Les trois faux policiers ont été interpellés pour l’usage d’une fausse qualité. Le réalisateur ainsi que le caméraman ont quant à eux été conduits au commissariat pour une audition libre, dans le cadre d’une enquête préliminaire selon une source policière.

Le scénario était simple : jeter le discrédit sur la police nationale en tournant une intervention pour un vol, laissant partir le voleur - blanc- et interpellant violemment un noir - évidemment innocent. La question du racisme est à la mode, c’est parfait.

Les enquêteurs ont trouvé des documents dans un des uniformes utilisés, qui appartiennent à un véritable policier, affecté à Paris. Et ce petit monde a été remis en liberté lundi.

Là, je ne comprends plus. Ils se font passer pour des policiers, utilisent de véritables uniformes de police (d’où sortent-ils ?), pour influencer l’opinion publique. Cela s’appelle de l’usurpation de fonction, c’est une infraction pénale ( voir ici), qui est punie par une amende et une peine de privation de liberté. Et ... ils sont remis en liberté ? Je ne vois que deux explications.

La première, en voyant ce qui se passe aux Etats-Unis actuellement et d’une manière générale la nécessité de casser les institutions étatiques, dont la police fait partie, ce "tournage" entre parfaitement dans la vague gauchiste-globaliste, avec les pauvres étrangers victimes des méchants policiers, qui, à l’inverse de ce que l’on a vu avec les dernières manifestations, dans cette fantasmagorie protègent le blanc et frappent le noir.

Ici le jeu est simple. L’image de la police a été largement détériorée avec la gestion catastrophique de la crise des Gilets Jaunes et un recours inédit, en France, à la violence. Ces dernières semaines ont également montré une recrudescence des violences dans les banlieues.

Des policiers passent par là, font leur travail et interpellent ce petit groupe en plein tournage. Qui ... est remis en liberté. Alors qu’ils avouent avoir pour intention, finalement, de faire monter encore la pression et de chercher, donc, à déstabiliser la société. La vague est forte, surtout celle du culte raciste. Là où la politique domine, le droit recule.

J’espère que l’enquête va continuer pour savoir d’où sortent ces uniformes, s’il y a ou non quelqu’un derrière, surtout que l’on a trouvé les papiers d’un vrai policier. La déstabilisation de la société par la violence est une idée qui n’est pas nouvelle, surtout maintenant que cette société a été fracturée avec tant de soin depuis des dizaines d’années. Surtout lorsque le racisme anti-blanc monte et que la notion de race est sur toutes les lèvres de ceux qui se présentent comme de grands combattants antiracistes.

L’on en arriverait même à se demander, sinon, combien il y a eu de mises en scène, ce qui est la seconde explication. Un groupe de la BAC qui passe juste au bon moment (à moins qu’il n’y ait des dizaines de fausses interpellations racistes filmés chaque jour à Paris) et permet à la police de préventivement défendre son image contre des accusations de racismes et de violences, qui deviennent à la mode.

Et cela tombe quelques jours après la proposition de loi d’Eric Ciotti visant à interdire de filmer les policiers, très souvent accusé de violences ces derniers temps, ce que d’aucuns appellent le "policier bashing" :

« la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires, de policiers municipaux ou d’agents des douanes » sous peine d’une condamnation à 15 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement. Les forces de l’ordre doivent être « non identifiables dans l’espace médiatique, y compris sur les réseaux sociaux », dit le texte.

Et justement des faux policiers, un tournage prévu pour les réseaux sociaux, le syndicat UNSA Police en charge du 3e district déclarant :

Il est vraiment nécessaire de redoubler de vigilance quant au contenu que nous pouvons visionner en ligne

Vraiment étrange cette affaire. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une (très grosse) ficelle pour faire passer un texte de loi largement contesté et contestable. Surtout à l’heure où l’on nous impose un culte numérique total. Il faudrait choisir votre camp camarade ...

Karine Bechet-Golovko
mardi 2 juin 2020

Russie politics


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