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Qui est le successeur de Qassem Soleimani ?
par Bob Woodward.

mardi 7 janvier 2020, par Comité Valmy


Qui est le successeur de Qassem Soleimani ?

L’Iran a promis de venger la mort du général Qassem Soleimani, suscitant l’inquiétude des capitales du monde, alors que l’escalade se poursuivait, avec une nouvelle attaque des États-Unis contre les forces pro iraniennes en Irak.

Après la mort vendredi matin du général Qassem Soleimani dans une attaque de drone américaine, la colère a envahi l’Iran, où les partisans du défunt général sont descendus dans les rues aux cris de “Mort à l’Amérique”.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a menacé les États-Unis d’une “terrible vengeance”, tandis que le successeur de Soleimani, Esmail Ghaani, désigné dès vendredi, a promis “des cadavres d’Américains dans tout le Moyen-Orient”, rapporte The Guardian.

Pour succéder à Soleimani, le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a nommé son adjoint depuis plus de vingt ans, le général Esmail Ghaani, précisant que la feuille de route de la Force al-Qods en charge des opérations extérieures de l’Iran ne changeait en rien. «  Après le martyr du glorieux général Qassem Soleimani, je nomme le brigadier général Esmaïl Qaani commandant de la force al-Qods » des Gardiens de la Révolution, a déclaré Ali Khamenei dans un communiqué publié sur son site officiel.

Selon les informations fournies par IRNA, l’agence de presse officielle iranienne, Ghaani a été nommé commandant adjoint de la Force al-Qods en 1997 par le commandant en chef Rahim Safavi, alors à la tête du corps des gardiens de la révolution islamique, en même temps que Qassem Soleimani en était nommé commandant.

Durant les huit années de la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988, Esmail Ghaani a commandé les divisions des gardiens de la révolution Nasr-5 et Imam Reza-21.

C’est vers l’âge de 20 ans que Ghaani a rejoint le corps des gardiens de la révolution islamique, servant dans différentes divisions, et laissant derrière lui d’impérissables souvenirs à ses camarades. C’est en prenant le commandement de la division Nasr-5 qu’il a fait preuve de toutes ses capacités à être un chef vigilant précise IRNA.

Il est toujours resté attaché aux principes de la révolution islamique et n’a ménagé aucun effort pour concrétiser l’aspiration à la révolution. Ce commandant présenté comme dévoué a également joué un rôle important dans de nombreuses opérations militaires victorieuses pour l’Iran.

Dans une de ses interviews, il a déclaré que les États-Unis et Israël sont trop faibles pour rivaliser avec la puissance militaire iranienne qui soutient les Palestiniens. En 2012, il a été ajouté sur la liste des personnes faisant l’objet d’un gel de leurs actifs et d’une interdiction de transactions avec des entités américaines par le bureau du contrôle des actifs étrangers du Département du Trésor américain.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté toutes les parties à la “retenue maximum”, affirmant que “le monde ne peut pas se permettre une autre guerre dans le Golfe”, selon le quotidien britannique.

Mais samedi matin tôt, la télévision d’État irakienne a fait état d’une nouvelle attaque américaine “contre un commandant du Hachd Al-Chaabi”, les forces paramilitaires irakiennes pro iraniennes, “tuant au moins six personnes”, selon Al-Jazira. Le Hachd a cependant assuré qu’aucun de ses commandants n’était dans le convoi.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump et son secrétaire d’État Mike Pompeo avaient pourtant fait mine d’apaiser les tensions et de jouer la “désescalade”.

Devant la presse, le président américain a assuré que l’exécution de Soleimani avait été ordonnée pour “mettre fin à une guerre”, témoigne le Washington Post. “Nous n’avons pas agi pour démarrer une guerre”, a-t-il martelé.

Mais quelques heures plus tard, devant ses militants en Floride, il justifiait l’attaque par la cruauté du général. “Qassem Soleimani est mort et ses massacres sanglants appartiennent désormais au passé”, a-t-il dit, cité par CNN. “Il préparait des attaques contre les Américains, mais nous avons fait en sorte de mettre un terme à ses atrocités une fois pour toutes”.

Pompeo a pour sa part appelé ses homologues “en Chine, au Royaume-Uni et en Allemagne pour réitérer ‘l’engagement’ des États-Unis en faveur de la ‘désescalade’ du conflit”, remerciant chaleureusement, au passage, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane pour son “soutien sans faille”, écrit El País.

Le secrétaire d’État américain a lui aussi affirmé que Soleimani préparait une action d’envergure menaçant “des centaines de vie américaines”. Un discours relayé par le Pentagone, où le général Mark A. Milley, cité par le New York Times, a déclaré que “l’inaction” contre le général iranien était devenue une menace plus grande que “l’action”, et que rester les bras croisés aurait été “faire preuve de négligence”.

Inquiet pour la sécurité des ressortissants américains au Moyen-Orient, M. Trump a ordonné l’envoi de 3 000 soldats supplémentaires dans la région. “Les troupes seront dépêchées au Koweït, par mesure de précaution, en réponse à l’augmentation du niveau des menaces”, selon le Pentagone.

Bob Woodward.

source : decryptnewsonline.com


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