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Brexit : Le combat entre la Grande-Bretagne et le globalisme de l’UE ne fait que commencer par Karine Bechet-Golovko

lundi 16 décembre 2019, par Comité Valmy


Les résultats des élections législatives en Grande-Bretagne sont sans appel : contre la machine à propagande européaniste lancée par tous les médias en Europe, les résultats du référendum de 2016 sont largement confirmés. L’UE, qui se prépare à perdre la Grande-Bretagne et lutte pour sa survie politique, engage le combat pour la destruction du pays qui ose la quitter. Le point d’attaque est ciblé : l’Ecosse. Il faut bien démontrer qu’il ne peut y avoir de survie en dehors de la globalisation, sinon cela pourrait donner des idées, surtout après la hausse soudaine de la bourse suite à l’annonce de la victoire des pro-Brexit.

Ces élections législatives ressemblaient à s’y méprendre à un vote de confirmation du référendum de 2016, par lequel le Brexit est arrivé. Et qui fut tant contesté par les activistes européanistes de tous les pays, bloqué par les députés britanniques, agissant contre la voix populaire, et grippé par les instances européennes. Le tout sur fond de matraquage médiatique expliquant que les Britanniques regrettaient déjà leur vote de 2016 exprimé "à l’insu de leur plein gré", qu’il ne peut y avoir d’avoir radieux en dehors de l’UE. Que la souveraineté est dépassée, n’a plus de sens, qu’aucun pays rationnel aujourd’hui ne peut plus y penser. Seul un hurluberlu comme Johnson n’a pas peur de se ridiculiser en s’engageant dans cette voie sans issue.

Or, les électeurs britanniques ont largement confirmé leur volonté de sortir de l’UE, ont soutenu Boris Johnson malgré une campagne médiatique à charge. Et les conservateurs ont obtenu la majorité absolue des sièges au Parlement avec 365 sièges, un soutien qui n’existait plus depuis Thatcher.

Cette giffle pour l’UE est difficilement digérable. La victoire sans appel de Johnson a été unanimement reconnue, mais elle ne peut être sans conséquences pour la Grande-Bretagne. Car si un pays central de l’UE, qui avait déjà eu la bonne idée de ne pas se perdre dans l’euro, se permet une relance après le divorce, cela pourrait donner des idées. Surtout que ces idées existent déjà, manquent des leaders politiques aptent à porter les aspirations des populations. Seule l’Italie semble faire exception, c’est pourquoi elle tarde à prendre le risque électoral.

Tout le combat se concentre maintenant sur l’Ecosse et l’Irlande. Surtout l’Ecosse. Car ces régions en 2016 avaient soutenu l’UE et que cette fois-ci elles n’ont pas soutenu Johnson.

La position du Premier ministre est simple :

Celle de l’Ecosse aussi, même si diamétralement opposée :

La logique ici présentée est intéressante : si une région d’un Etat vote différemment du résultat au niveau national, cela devrait servir de fondement à la sortie de cette région de l’Etat et donc à la remise en cause de l’étaticité sur un territoire et une population. Bref, nous sommes confrontés à deux discours opposés, celui de l’Etat (Johnson) et celui de la régionalisation dans l’UE (Sturgeon).

Sans même parler des résultats surprenants que donneraient dans les pays de l’UE l’application de ce principe (aucun Etat n’y survivrait longtemps), il est important de rappeler que les résultats des référendums engagent l’Etat en tant que tel, et donc toutes ses composantes, tant que l’étaticité existe. Autrement dit, hors situation de guerres civiles, de révolution ou de conflits armés qui remettent en cause le fonctionnement normal des institutions et donc l’existence de l’institution juridique qu’est l’Etat, cette logique ne peut-être appliquée. Juridiquement. Elle fut possible pour la Crimée justement en raison du Maïdan et de la révolution qu’il a portée et qui a suspendu le fonctionnement normal des institutions étatiques ukrainiennes.

Mais évidemment, politiquement, il est possible de mettre en place les conditions nécessaires, c’est-à-dire déstabiliser suffisamment l’Etat pour qu’il cède, et c’est exactement ce que s’apprête à faire le clan globaliste localement représenté par l’UE. Finalement, le combat ne fait que commencer.

Karine Bechet-Golovko
16 décembre 2019

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