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Spécialité civilisationnelle : l’attaque chimique-bidon par Dedefensa.org

vendredi 1er novembre 2019, par Comité Valmy


On débat avec grand entrain des genres et transgenres, des voiles, des retraites de nos démocraties, des attaques terroristes qui mettent en péril nos très-nombreuses valeurs, et fort peu par conséquent des documents WikiLeaks transmis par un “lanceur d’alerte” sur la façon dont les organes officiels fabriquent ce qu’on a coutume de désigner comme des falseflags. Une des grandes spécialités du domaine, pratiquée essentiellement par le MI6, la CIA et les Saoudiens avec quelques supplétifs, est l’attaque chimique-bidon attribuée à l’armée syrienne, et ouvrant la voie à une attaque devant liquider “le boucher de Damas”, – attaque que ces brillants complotistes ne sont même pas capables de mener à terme.

Les documents sur lesquels Federico Pieraccini a construit son texte du 29 octobre montrent comment l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) a fabriqué l’enquête-bidon sur l’attaque-bidon de Douma, en Syrie en 2018. On peut être sûr que toutes les autres “attaques” sont du même genre et du même type, y compris et surtout celle d’août 2013 qui nous mena très près d’une offensive aérienne massive, – qui n’eut pas lieu finalement, tant les comploteurs sont incapables d’aller au bout de leur complot. (Pour cet épisode, voir les textes sur ce site le 27 août 2013, le 29 août 2013, le 02 septembre 2013, le 06 septembre 2013, le 10 septembre 2013, le 12 septembre 2013.)

Il n’y a donc rien de nouveau dans ces documents sinon la confirmation officielle de ce que tout observateur sensé devrait déduire de l’appréciation de ces événements. Il est remarquable et sans surprise que ces documents WikiLeaks n’aient pas soulevé l’ombre d’une ride d’analyse dans la presseSystème qui poursuit imperturbablement sa narrative sur “le boucher de Damas”. Il est également remarquable que tous ces montages minutieux où domine l’esprit-Pied Nickelés n’ait effectivement jamais abouti à ce que l’Occident humanitariste des Lumières brûle de faire depuis quasiment une décennie : taper sur Damas. Pour paraphraser en toute inversion les formule à-la-Churchill de la bataille d’Angleterre, “jamais autant de comploteurs travaillèrent avec autant de facilités à fabriquer des montages dont aucun d’eux [les comploteurs] ne sut profiter pour effectuer cette attaque dont ils rêvent tant et tous”. Certes, ils ont convaincu le public-Système et se sont tous convaincus eux-mêmes que “le boucher de Damas” est bien “le boucher de Damas” ; mais pour en arriver à devoir envisager de passer par “le boucher de Damas” pour tenter tant bien que mal de participer à une esquisse de stabilisation qui passerait nécessairement par “le boucher de Damas” (et les Russes, certes), – puisque décidément ils sont impuissants à déstabiliser jusqu’à l’entropisation finale.

Il est extrêmement difficile d’expliquer et de comprendre à la fois une telle duplicité et une telle impuissance par le seul jeu des forces humaines et autres capacités du domaine... Tout se passe comme si le Diable leur donnait tous les atouts pour frapper, pour leur faire un croche-pied à l’instant ultime. Ainsi se font-ils même berner par le Diable qui, au dernier moment, les juge vraiment trop minables.

Dans son texte du 29 octobre 2019 sur Strategic-Culture.org, Federico Pieraccini écrit après son titre « Wikileaks dévoile des rapports falsifiés de l’OIAC pour accuser le gouvernement syrien au lieu des Jihadistes soutenus par l’Occident ! » : « Les révélations, – soigneusement ignorées par les médias grand public, – mettent en lumière l’écheveau des complicités et des complaisances diverses tissées par les médias complices et l’hypocrisie éhontée de l’Occident, dans cette affaire impliquant l’OIAC, Wikileaks et Julian Assange dans sa détention illégale.  » Un lanceur d’alerte de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a remis à Wikileaks des documents authentiques concernant l’enquête sur l’attentat de Douma en Syrie en 2018.
 » Ces documents ont confirmé ce que beaucoup écrivaient depuis des mois, à savoir que les enquêtes et les conclusions de l’OIAC avaient été conçues pour parvenir à un résultat prémédité défavorable à l’armée arabe syrienne et conforme aux objectifs de politique étrangère de Washington, Tel Aviv, Riyad, Paris, Ankara, Doha et Londres.
 » Une attaque chimique à imputer à l’armée syrienne semblait être le moyen le plus simple de déclencher le mécanisme interventionniste dit R2P (“responsabilité de protéger”) et d’atteindre les objectifs de politique étrangère visés. Ce que nous savons maintenant avec certitude selon les documents Wikileaks, c’est que l’organisation internationale censée garantir l’impartialité et l’objectivité a falsifié rapports et procédures.
 » Selon José Bustani, premier directeur général de l’OIAC et ancien ambassadeur du Brésil au Royaume-Uni et en France :
 » “Les preuves convaincantes d’un comportement irrégulier dans l’enquête de l’OIAC sur l’attaque chimique présumée de Douma confirment les doutes et les soupçons que j’avais déjà.
 » ”Je n’arrivais pas à comprendre ce que je lisais dans la presse internationale. Même les rapports officiels d’enquête semblaient, au mieux, incohérents.
 » ”J’ai toujours espéré que l’OIAC serait un véritable paradigme du multilatéralisme. J’espère que les préoccupations exprimées publiquement par le Groupe, dans sa déclaration commune de consensus, catalyseront un processus par lequel l’Organisation pourra être ressuscitée pour devenir l’organe indépendant et non discriminatoire qu’elle était.”
 » L’organe censé garantir l’impartialité a comploté pour piéger la Syrie pour un crime que ce pays n’a pas commis, pour donner à l’Occident un argument pour attaquer.
 » Dans ce mécanisme pervers, la presse européenne et américaine a qualifié de partiaux et de peu fiables tous les témoignages des Syriens sur place, des journalistes étrangers indépendants et d’autres sources non approuvées s’écartant de la narrative ainsi fabriquée.
 » Ces révélations de Wikileaks sont une occasion rare de regarder le dessous des cartes pour comprendre les mécanismes conduisant à des millions de morts, à la destruction de pays, à l’élimination de générations entières...

Mis en ligne le 30 octobre 2019 à 15H36


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