COMITE VALMY

Accueil du site > UNION DU PEUPLE DE FRANCE - Arc Républicain de Progrès > Réflexions à partir de l’attitude d’un personnage politique. par Henri (...)

Réflexions à partir
de l’attitude d’un personnage politique.
par Henri ROURE

vendredi 28 juin 2019, par Comité Valmy


Réflexions à partir de l’attitude d’un personnage politique.

Une information, à peine diffusée, n’a fait l’objet, bien sûr, d’aucun commentaire. Précisément parce qu’elle est lourde de sens. Aucun chroniqueur, aucun commentateur, sur aucun support médiatique, n’a voulu se saisir de cette nouvelle, de crainte de fâcher ceux qui nous gouvernent ou encore par solidarité avec eux. Ils auraient provoqué un débat, mettant en cause la doxa et porté atteinte à l’idéologie en cours. Après ces trois lignes, vous vous interrogez en vous demandant de quoi il s’agit…votre interrogation est bien la preuve que cette information n’a guère transpiré.

Monsieur Emmanuel Valls, ancien premier-ministre d’un gouvernement de la République française, négocie avec le PSOE (les socialistes au pouvoir de l’autre côté des Pyrénées), pour devenir ministre des affaires étrangères d’un gouvernement de la monarchie espagnole. Quelques semaines seulement après sa défaite lors des élections municipales à Barcelone, l’ancien député de l’Essonne pourrait se voir proposer le poste des Affaires étrangères, en Espagne. Apparemment personne n’y trouve à redire. Personnellement, je suis doublement sidéré. D’une part, qu’un ancien haut responsable français, cherche désormais à devenir un haut responsable espagnol, et, d’autre part, que cela ne choque personne. En des temps plus nobles cela se serait appelé de la trahison. Mais aujourd’hui il semble que tout soit permis.

Je rappelle les responsabilités d’un premier ministre. Il "dirige l’action du Gouvernement" (art. 21 de la Constitution) Le Premier ministre, au nom du Gouvernement, « dispose de l’administration » (art. 20). Le Premier ministre assure l’exécution des lois et exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve de la signature des ordonnances et décrets délibérés en conseil des ministres, par le chef de l’État. Il peut, de manière exceptionnelle remplacer le Président à la présidence du Conseil des ministres. Il est aussi responsable de la défense nationale et dispose du Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale.

Autant dire que son rôle n’est pas le moindre à la tête du pays. Il connaît donc des secrets d’État et se doit d’agir dans l’intérêt de la France et des Français. Jusqu’à ce jour c’est ce que je croyais… La loyauté et le patriotisme d’un responsable de l’État, ne peuvent pas être mis en doute. Jusqu’à ce jour c’est ce que je croyais…

Or M. E. Valls, ambitionne de devenir ministre des Affaires Étrangères d’un autre pays. Le poste amènerait son titulaire à remplir des fonctions régaliennes et à assurer les relations diplomatiques avec les États du monde, dont, bien entendu, la France, dès lors considérée par lui-même comme un pays étranger. Cette fonction nécessite d’être informé de beaucoup de choses et de mettre ses talents et connaissances au service du gouvernement et du Roi.

Je crois que cette affaire est malheureusement, emblématique des dérives européennes. Elle n’est qu’une sorte d’essai, permettant de jauger les réactions des peuples. Je viens de m’indigner en tant que citoyen français, mais le citoyen espagnol peut tout autant se montrer choqué de voir ce personnage basculer aussi aisément d’un côté à l’autre des Pyrénées en conservant, à Madrid, des fonctions primordiales, antérieurement occupées à Paris. Il n’y aurait donc vraiment plus de Pyrénées ?

Outre le principe de la double nationalité qui peut autoriser ce type d’aberration, il faut voir derrière elle le résultat de la politique d’intégration européenne menée depuis de nombreuses années. Elle vise à détruire les nations, à abolir les frontières et à substituer aux citoyens de chaque pays une masse de consommateurs décérébrés, justes bons à suivre les injonctions de l’internationalisme financier et à regarder les rencontres sportives à la télé et se laisser abrutir par les séries étatsuniennes et les pubs anglosaxonnisées. Les États historiques, devenus des grandes régions d’un ensemble sans âme ni échine, pourraient recevoir, pour les administrer, des responsables venus de n’importe quel horizon. Ainsi, demain, la région France pourrait être dirigée par un Allemand, ou un Suédois, un Portugais ou un Grec - entendons, par là, des ressortissants de ces régions européennes -.

Nous sommes, en réalité, confrontés à des actions de grignotage de notre identité et de notre souveraineté. Il s’agit de créer une organisation mondialiste, conduite par les Etats-unis et relayée par l’UE. Pour cela, il faut détruire les piliers de la civilisation et balayer la spécificité des peuples. Les valeurs et vertus qui pourraient faire obstacle à cette entreprise doivent faire l’objet d’un travail de sape. L’homme ne doit plus être qu’une pâte malléable, dissociée de ce qui est encore la famille par la destruction du couple et le mépris de toute référence morale. Ainsi, après avoir résisté sous l’époque gaullienne, la France, progressivement, a été, en grande partie, conquise par ce mouvement supranational. Elle a rejoint les rangs des pays otaniens et alignés sur le duo Washington-Bruxelles. Parallèlement, et en toute logique, l’UE est devenue réticente à l’apport politique et culturel de la France et, à Bruxelles, la langue anglo-saxonne, véhicule du système, a supplanté le français trop connoté historiquement, culturellement et politiquement. Pire, en France même, cette intelligentsia soumise, ne défend plus la culture nationale, tente de s’exprimer en anglo-saxon et mène une politique d’abandon de souveraineté et d’alignement sur la pensée développée et propagée par la Trilatérale, le club Bilderberg, George Soros, les animateurs de Davos, et quelques autres activistes de l’américanisation du monde. Bien évidemment c’est la démocratie qui est bafouée. En conséquence, le peuple français, confronté à cette tromperie, perd ses repères. C’est voulu ! L’idée de Nation, qui a structuré la France en transcendant ses différences, est gravement mise en péril. Or, de ce concept dépendent l’unité et la force du pays. L’impérialisme étatsunien, par son action corrosive sur la nature des peuples, s’est révélé un danger pour l’existence de la France, dans son essence, et en conformité avec sa longue histoire. Il a considérablement affaibli l’État français, l’offrant ainsi, en proie, aux ambitions étrangères et dénaturant les valeurs liées à la nationalité. Monsieur Valls ne fait qu’agir dans ce sens. De plus, cette vision méprisante de l’être humain et de cette grande famille que constitue une nation, trouve aussi un allié de circonstance dans l’idéologie religieuse musulmane qui soumet l’homme à la collectivité islamique et lui dénie toute faculté de penser autrement qu’au travers de textes moyenâgeux et impérieux.

L’affaire Valls n’est donc pas banale. Une fois encore nous rencontrons l’immoralité politique. La vertu, qui devrait être la règle, est jetée aux orties. Une dernière interrogation : est-ce que les peuples vont longtemps tolérer ce mépris à leur égard ?

Général Henri ROURE
Mise en ligne CV : 27 juin 2019


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>