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MH17 et les accusations politiques contre la Russie :
le coup de poker menteur du JIT
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 21 juin 2019, par Comité Valmy


MH17 et les accusations politiques contre la Russie :
le coup de poker menteur du JIT

Le groupe d’enquête internationale, dont l’Ukraine fait partie et non la Russie, a, sans aucune surprise, accusé la Russie d’être à l’origine du crash du Boeing malaisien MH17 le 17 juillet 2014 dans le Donbass. Il a été tité après avoir été dérouté par l’aiguilleur du ciel ukrainien, par un missile appartenant à l’Ukraine. Mais le groupe d’enquête préfère s’appuyer sur des vidéos issues du net et prévoir un procès en mars prochain. Maintenant, l’enquête à charge contre trois Russes et un Ukrainien est ouverte. Le procès doit permettre d’estampiller une décision politique déjà prise.

Le 17 juillet 2014, le vol MH17 s’écrasait dans le Donbass, faisant 298 morts. Cinq ans plus tard, le fameux JIT, groupe d’enquête internationale, qui nous a déjà gratifié de quelques sorties mémorables, vient de sortir des noms. Quatre Russes et un Ukrainien. Qui doivent être jugés en Hollande pour crime .... en mars prochain. C’est-à-dire dans presque un an, car l’enquête continue ...

Autrement dit, pour récapituler. La dernière fois, ce groupe avait présenté un missile, produit en URSS, et avait accusé la Russie d’avoir descendu le Boeing, car ... elle a produit le missile. Celui-ci aurait été en possession, alors que ces armes ne sont plus utilisées par la Russie post-soviétique, de la mythique 53e brigade. Une vidéo de déplacement de militaires russes, avec un BUK dans la poche, vidéo sortie du net, étant l’élément à charge principal, avec ce missile .

Pendant ce temps-là, la Russie a transmis un certain nombre d’informations mettant à mal les accusations pro-ukrainiennes de ce groupe international à la composition triée sur le volet. L’armée russe avait transmis les documents d’origine traçant ce missile, qui avait été, lors de l’Union soviétique, transmis à l’armée ukrainienne à la fin des années 80 et y était resté. Donc, oui, la production est bien soviétique, mais il était en possession de l’Ukraine. La Russie avait également démontré le montage réalisé dans la vidéo, qui, de ce fait, ne prouve rien. L’Ukraine a sorti des conversations incroyables sur des réseaux sociaux entre une jeune fille et un soldat russe, qui évidemment fait partie de cette fameuse brigade, et dit en mots cachés à la jeune fille qu’il drague, qu’il se déplace vers la frontière ukrainienne. Ceci est également un élément de preuve. On passe.

Tout cela n’empêche pas le show de continuer et le procureur hollandais de déclarer :

« Nous avons la preuve que la Russie est impliquée dans cette tragédie », a accusé le procureur néerlandais, Fred Westerbeke, tout en regrettant que les autorités de Moscou n’aient jamais répondu à ses demandes d’entraide. Ce refus de coopération est une « gifle adressée à la face des victimes », a dénoncé le magistrat. L’une d’entre elles, Silene Fredriksz, dont le fils et la belle-fille ont été tués, estime que Vladimir Poutine est le « principal responsable »

Que ne serait-on sans Poutine ? S’il y a bien une gifle infligée aux familles de victimes, elle l’est par la communauté internationale qui se moque éperdument de la réalité, qui ne cherche pas à établir les responsabilités, mais à sortir l’Ukraine d’une situation délicate. car ce crash fut particulièrement utile aux alliés / commanditaires de l’Ukraine : alors que l’armée ukrainienne reculait à grands pas, ce crash a gelé les combats et permis d’éviter la défaite, qui commençait à se profiler. Suite à cette tragédie, les négociations ont commencé et n’en finissent pas. La gifle est bien là, dans l’utilisation politique qui est faite de ces victimes par la communauté internationale dans son jeu contre la Russie.

Le ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement démenti l’implication de la Russie dans ce tragique évènement et a rappelé que de nombreux éléments ont été envoyés au groupe international, qui n’en a absolument pas tenu compte et continue à s’appuyer sur des éléments fabriqués, sans rien produire de nouveau, dans le seul but d’accuser haut et fort la Russie :

As was the case at its previous news conferences, the JIT did not produce a single shred of concrete evidence to back up its groundless statements. The JIT continues to put forward not entirely reasonable arguments, some of which are based on dubious information sources. Meanwhile, the data submitted to the investigation by Russia continues to be willfully ignored. Moreover, the JIT representatives accuse Russia of withholding full cooperation. We categorically deny such accusations. From the very first day of the tragedy, Russia has been vitally interested in finding the truth and willing to help the investigation in every respect. Russia actively cooperated with the Netherlands and presented all information it had on the MH17 crash. In the process, Russia’s relevant agencies carried out an enormous amount of unprecedented work : from declassifying information on Russian military equipment and conducting a meticulous experiment in collaboration with Almaz-Antei, to providing primary radar data and documents showing that the missile that downed the Malaysian Boeing belonged to Ukraine, as well as precision expert analysis proving that the video clips supporting the JIT’s conclusions were fabricated.Moreover, Russia has suggested working together from the outset. Instead, international investigators excluded Russia from full participation in the JIT, reducing Russian efforts to a secondary role. Meanwhile, they made Ukraine a full participant in the JIT, giving it an opportunity to falsify evidence and completely evade responsibility for failing to close its air space.

La Malaisie, elle-même, ne prend pas au sérieux, cette sortie du JIT et le Premier ministre malaisien regrette que l’accusation portée ne repose que sur une volonté politique, claire depuis le départ :

We are very unhappy because from the very beginning, it became a political issue on how to accuse Russia of the wrongdoing.

Mais les Etats-Unis mettent la pression. Le représentant spécial américain pour l’Ukraine, Volker, déclare que la Russie doit cesser de "mentir" et devrait "coopérer" - manifestement, les éléments fournis à ce jour n’entrent pas le bon cadre :

Et l’on voit la presse s’emballer sur la culpabilité de la Russie, alors, qu’étrangement, le procès est annoncé l’année prochaine ... car l’enquête doit se dérouler. Donc, en violation de tout ce qui peut ressembler à des règles de procédure, la Hollande a accusé des individus sans même avoir cherché à connaître leur point de vue. Adieu, le principe du contradictoire ... Et maintenant qu’ils sont accusés, elle est surprise qu’ils ne voient pas l’intérêt à aider une "enquête", menée à charge de toute manière.

La personnalité centrale des "accusés" est intéressante : Strelkov, décrié comme le responsable, non pas celui qui a appuyé sur le bouton, mais celui qui aurait mis en place les conditions de cette tragédie, n’est pas particulièrement soutenu par le pouvoir russe. Et c’est peu de le dire. Cela ressemble beaucoup à un coup de poker menteur politique, pour amener la Russie à négocier la fin de cette affaire. Le procureur l’a bien affirmé, la Russie n’extradira pas ses ressortissants. C’est un principe juridique. Donc, la Hollande prévoit une enquête à charge et une parodie de procès à charge, contre des individus, ne bénéficiant a priori d’aucun soutien politique particulier. Le faux compromis recherché pourrait être là : Nous n’avons pas de preuves, mais de tout de manière vous êtes coupables car devez l’être et le serez aux yeux de la communauté internationale ; alors autant sacrifier quelques personnalités, qui, de toute manière, vous dérangent. Faux compromis, car la communauté internationale veut ainsi amener la Russie à la faute : lui faire reconnaître sa responsabilité sans avoir à la prouver, sans avoir pu à ce jour la prouver.

Le groupe d’enquête internationale, dont l’Ukraine fait partie et non la Russie, a, sans aucune surprise, accusé la Russie d’être à l’origine du crash du Boeing malaisien MH17 le 17 juillet 2014 dans le Donbass. Il a été tité après avoir été dérouté par l’aiguilleur du ciel ukrainien, par un missile appartenant à l’Ukraine. Mais le groupe d’enquête préfère s’appuyer sur des vidéos issues du net et prévoir un procès en mars prochain. Maintenant, l’enquête à charge contre trois Russes et un Ukrainien est ouverte. Le procès doit permettre d’estampiller une décision politique déjà prise. qP/>

Le 17 juillet 2014, le vol MH17 s’écrasait dans le Donbass, faisant 298 morts. Cinq ans plus tard, le fameux JIT, groupe d’enquête internationale, qui nous a déjà gratifié de quelques sorties mémorables, vient de sortir des noms. Quatre Russes et un Ukrainien. Qui doivent être jugés en Hollande pour crime .... en mars prochain. C’est-à-dire dans presque un an, car l’enquête continue ...

Autrement dit, pour récapituler. La dernière fois, ce gro up e avait présenté un missile, produit en URSS, et avait accusé la Russie d’avoir descendu le Boeing, car ... elle a produit le missile. Celui-ci aurait été en possession, alors que ces armes ne sont plus utilisées par la Russie post-soviétique, de la mythique 53e brigade. Une vidéo de déplacement de militaires russes, avec un BUK dans la poche, vidéo sortie du net, étant l’élément à charge principal, avec ce missile.

Pendant ce temps-là, la Russie a transmis un certain nombre d’informations mettant à mal les accusations pro-ukrainiennes de ce groupe international à la composition triée sur le volet. L’armée russe avait transmis les documents d’origine traçant ce missile, qui avait été, lors de l’Union soviétique, transmis à l’armée ukrainienne à la fin des années 80 et y était resté. Donc, oui, la production est bien soviétique, mais il était en possession de l’Ukraine. La Russie avait également démontré le montage réalisé dans la vidéo, qui, de ce fait, ne prouve rien. L’Ukraine a sorti des conversations incroyables sur des réseaux sociaux entre une jeune fille et un soldat russe, qui évidemment fait partie de cette fameuse brigade, et dit en mots cachés à la jeune fille qu’il drague, qu’il se déplace vers la frontière ukrainienne. Ceci est également un élément de preuve. On passe.

Tout cela n’empêche pas le show de continuer et le procureur hollandais de déclarer :

« Nous avons la preuve que la Russie est impliquée dans cette tragédie », a accusé le procureur néerlandais, Fred Westerbeke, tout en regrettant que les autorités de Moscou n’aient jamais répondu à ses demandes d’entraide. Ce refus de coopération est une « gifle adressée à la face des victimes », a dénoncé le magistrat. L’une d’entre elles, Silene Fredriksz, dont le fils et la belle-fille ont été tués, estime que Vladimir Poutine est le « principal responsable »

Que ne serait-on sans Poutine ? S’il y a bien une gifle infligée aux familles de victimes, elle l’est par la communauté internationale qui se moque éperdument de la réalité, qui ne cherche pas à établir les responsabilités, mais à sortir l’Ukraine d’une situation délicate. car ce crash fut particulièrement utile aux alliés / commanditaires de l’Ukraine : alors que l’armée ukrainienne reculait à grands pas, ce crash a gelé les combats et permis d’éviter la défaite, qui commençait à se profiler. Suite à cette tragédie, les négociations ont commencé et n’en finissent pas. La gifle est bien là, dans l’utilisation politique qui est faite de ces victimes par la communauté internationale dans son jeu contre la Russie.

Le ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement démenti l’implication de la Russie dans ce tragique évènement et a rappelé que de nombreux éléments ont été envoyés au groupe international, qui n’en a absolument pas tenu compte et continue à s’appuyer sur des éléments fabriqués, sans rien produire de nouveau, dans le seul but d’accuser haut et fort la Russie :

As was the case at its previous news conferences, the JIT did not produce a single shred of concrete evidence to back up its groundless statements. The JIT continues to put forward not entirely reasonable arguments, some of which are based on dubious information sources. Meanwhile, the data submitted to the investigation by Russia continues to be willfully ignored. Moreover, the JIT representatives accuse Russia of withholding full cooperation. We categorically deny such accusations. From the very first day of the tragedy, Russia has been vitally interested in finding the truth and willing to help the investigation in every respect. Russia actively cooperated with the Netherlands and presented all information it had on the MH17 crash. In the process, Russia’s relevant agencies carried out an enormous amount of unprecedented work : from declassifying information on Russian military equipment and conducting a meticulous experiment in collaboration with Almaz-Antei, to providing primary radar data and documents showing that the missile that downed the Malaysian Boeing belonged to Ukraine, as well as precision expert analysis proving that the video clips supporting the JIT’s conclusions were fabricated.Moreover, Russia has suggested working together from the outset. Instead, international investigators excluded Russia from full participation in the JIT, reducing Russian efforts to a secondary role. Meanwhile, they made Ukraine a full participant in the JIT, giving it an opportunity to falsify evidence and completely evade responsibility for failing to close its air space.

La Malaisie, elle-même, ne prend pas au sérieux, cette sortie du JIT et le Premier ministre malaisien regrette que l’accusation portée ne repose que sur une volonté politique, claire depuis le départ :

|We are very unhappy because from the very beginning, it became a political issue on how to accuse Russia of the wrongdoing.|

Mais les Etats-Unis mettent la pression. Le représentant spécial américain pour l’Ukraine, Volker, déclare que la Russie doit cesser de "mentir" et devrait "coopérer" - manifestement, les éléments fournis à ce jour n’entrent pas le bon cadre :

Et l’on voit la presse s’emballer sur la culpabilité de la Russie, alors, qu’étrangement, le procès est annoncé l’année prochaine ... car l’enquête doit se dérouler. Donc, en violation de tout ce qui peut ressembler à des règles de procédure, la Hollande a accusé des individus sans même avoir cherché à connaître leur point de vue. Adieu, le principe du contradictoire ... Et maintenant qu’ils sont accusés, elle est surprise qu’ils ne voient pas l’intérêt à aider une "enquête", menée à charge de toute manière. >

La personnalité centrale des "accusés" est intéressante : Strelkov, décrié comme le responsable, non pas celui qui a appuyé sur le bouton, mais celui qui aurait mis en place les conditions de cette tragédie, n’est pas particulièrement soutenu par le pouvoir russe. Et c’est peu de le dire. Cela ressemble beaucoup à un coup de poker menteur politique, pour amener la Russie à négocier la fin de cette affaire. Le procureur l’a bien affirmé, la Russie n’extradira pas ses ressortissants. C’est un principe juridique. Donc, la Hollande prévoit une enquête à charge et une parodie de procès à charge, contre des individus, ne bénéficiant a priori d’aucun soutien politique particulier. Le faux compromis recherché pourrait être là : Nous n’avons pas de preuves, mais de tout de manière vous êtes coupables car devez l’être et le serez aux yeux de la communauté internationale ; alors autant sacrifier quelques personnalités, qui, de toute manière, vous dérangent. Faux compromis, car la communauté internationale veut ainsi amener la Russie à la faute : lui faire reconnaître sa responsabilité sans avoir à la prouver, sans avoir pu à ce jour la prouver.

Karine Bechet-Golovko
jeudi 20 juin 2019

Russie politics


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