COMITE VALMY

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La pensée complexe de Macron entrevoit
une volonté de paix chez Zelensky, mais il est le seul
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 19 juin 2019, par Comité Valmy


La pensée complexe de Macron entrevoit
une volonté de paix chez Zelensky, mais il est le seul

La visite de Zelensky en Europe a été maquée par une halte parisienne, lors de laquelle il a discuté avec Macron de la situation en Ukraine et du conflit dans le Donbass. Sans entrer dans le détail de cette mauvaise parodie d’une gouvernance européenne disparue, le Président français a eu l’incompétence - ou l’hypocrisie - de féliciter Zelensky pour sa volonté de mettre un terme au conflit dans le Donbass. Alors que l’armée ukrainienne redouble d’efforts. Alors que les Etats-Unis appellent à la soutenir.

Avant de rendre visite à Angela Merkel, Zelensky s’est arrêté à Paris pour discuter avec Macron. Rien de nouveau sous le soleil de France, il faut appliquer les accords de Minsk et évidemment la Russie, présentée comme partie et non garant, doit faire des efforts. Bref, le discours d’un conflit entre l’Ukraine et la Russie et non pas la reconnaissance d’une guerre civile est bien toujours de mise. Quant au format Normandie ... il est prématuré.

Et Macron de déclarer :


« Nous nous rencontrons au niveau des chefs de l’État et de gouvernement. Cette réunion doit être utile et donc elle doit être dûment préparée et nous devons être sûrs que des gestes de part et d’autre sont envisageables. J’ai noté que le président Zelenskiy avait manifesté durant les premières semaines de son mandat sa volonté d’aller vers des pratiques de cessez-le-feu. A faire des gestes aussi à l’égard des régions dites "séparatistes". Donc, il y a là des éléments nouveaux qui doivent être pris en compte et doivent donner lieu aussi à des réactions et on doit avoir de la visibilité »

Lors de l’entrée en fonction de Poroshenko, celui-ci faisait les mêmes promesses. Simplement c’était avant l’ère Macron, qui est peut-être trop jeune pour s’en souvenir ... Et comme à l’époque, les discours "de paix" s’accompagnent aujourd’hui d’une intensification des bombardements dans le Donbass. Ce qui est par ailleurs souligné par la presse ukrainienne. Et que Macron se rassure, elle ne condamne pas du tout cette escalade.

Mais pourquoi cette escalade ? Evidemment, Zelensky, pas plus de Poroshenko, ne peut / veut gouverner le pays, le redresser. Il continue à servir les intérêts étrangers. Or, les véritables propriétaires sont venus en visite sur leur fief il y a quelques jours, voir de plus près le nouveau gérant et faire un état des lieux. Mais la presse française a oublié d’en parler ...

Ainsi, l’ancien directeur de la CIA David Petraeus et l’ancien ambassadeur américain en Ukraine John Herbst sont venus sur la ligne de front, et les déclarations qui y furent prononcées sont assez loin des soi-disant discours de paix, du respect des accords de Minsk, etc. Petraeus de déclarer :


"J’ai vraiment été impressionné par le professionnalisme des militaires ukrainiens ... et par la zone de l’aéroport de Donetsk. Les commandants que j’ai rencontrés étaient à l’évidence particulièrement compétents et avaient une grande expérience. Les jeunes garçons et filles en uniforme m’ont aussi impressionné. Bref, tous les Ukrainiens doivent être fiers d’eux et les remercier de servir ... Sans aucun conteste, ils méritent que notre pays et nos alliés les soutiennent aujourd’hui et dans le futur."

Le message est manifestement passé, car ensuite, dans la nuit du 16 au 17 juin, l’armée ukrainienne a violé le cessez-le-feu en attaquant le Donbass, et les accords de Minsk en utilisant l’artillerie. Si seulement Macron pouvait préciser, où il voit des éléments nouveaux allant dans le sens d’un règlement politique du conflit, quand l’Ukraine refuse de discuter avec DNR et LNR ... Mais ce doit être de la pensée complexe. Ou de l’hypocrisie. Ce qui revient au même.

Karine Bechet-Golovko
mardi 18 juin 2019

Russie politics


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