COMITE VALMY

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Le culte LGBT :
un totalitarisme totalement ... inclusif
par Karine Bechet-Golovko

mardi 11 juin 2019, par Comité Valmy


Le culte LGBT : un totalitarisme totalement ... inclusif

Le poids du lobby LGBT n’est ni une nouvelle, ni une surprise. Qui, aujourd’hui, va oser critiquer le culte LGBT ? Personne. Cet insolent serait immédiatement cloué au pilori de la bonne conscience publique. Reste les cuisines et les amis. Et encore, en faisant attention. Chaque société à forte dimension idéologique met en place un code de conduite, d’autant plus rigide que la pression idéologique est forte. La France est subrepticement entrée dans la danse.

Le culte LGBT illustre parfaitement les dérives de notre époque. Superficiel, mais voulant changer l’homme de l’intérieur, à son image, sans consistance et avec beaucoup de prétention. Les slogans ayant remplacé la réflexion. Culte supposant la domination de la minorité sur la majorité. Bref, élément d’une tendance totalitaire - douce. Sans chars ni canons, car chacun doit le suivre dans la joie et la bonne humeur, avec entrain entrer sur la voie du Bien, de la Tolérance. A ce point inclusive, qu’elle ne laisse place à aucune autre position alternative. Cette Tolérance absolue doit être visible et l’on a donc droit à des opérations coups de poing, comme en markéting puisqu’il s’agit de marketing, avec des "journées de visibilité", où pour l’occasion l’on rebaptise Paris, décidément trop ringard, avec ses "République" et héros d’un autre temps. Vive les lesbiennes ! Ces lesbiennes, l’avenir de l’homme, qui regrettent tellement de n’en pas être à force d’en avoir peur. Et tellement écologique, pas de reproduction, pas de pollution. Le culte de la solitude érigée en liberté - conditionnelle.

Exit Léon Jouhaux, syndicaliste français, qui a eu le malheur de revendiquer un syndicalisme chrétien (quelle idée, en effet, de lui laisser une rue : chrétien et syndicaliste...) et avec un nom pareil, vraiment ringard. Bref, syndicalisme et connotation française à la poubelle, Angela Davis, ça a quand même plus de gueule ! Qui s’intéresse encore à la défense des droits des travailleurs quand il n’y a plus de travail, le combat est dépassé. Quant à la République, quelle importance puisque l’on a l’UE et la mondialisation. Le "lesbianisme", ça c’est l’avenir ! Bref, Paris fait peau neuve pour l’occasion.

Mais les gens peuvent oublier dès que l’on remet les "véritables" plaques, car les "héros" que se cherche notre époque sont particulièrement inconnus. Il faut les construire. Qu’à cela ne tienne, l’on va rebaptiser, définitivement, des rues et des places de la ville, comme ça nos bons habitants apprendront à se familiariser avec leurs nouveaux héros, ceux qui leur montrent la voie de l’homme nouveau. Encore une fois, comme si l’homme-homme n’était jamais suffisant.

Ces nouveaux noms sont une victoire pour Jean-Luc Romero :

« Je suis content car ce qu’on ne voit pas ça n’existe pas. Il faut nommer ce qui existe. Et c’est important qu’on ait des rues, des places, des promenades et des plaques qui célèbrent des militant.e.s qui ont fait beaucoup pour nous. »

Quelle chance ! Des émeutes à New York dans une nuit de 1969 vont entrer dans l’histoire de la société française, car l’histoire américaine est bien l’histoire de l’humanité globalisée. Soit. Mais si tout cela est global, pourrait-on rendre plus visible le combat des chrétiens par exemple ? Non, trop ... chrétien ? Le combat ouvrier a bien ses figures légendaires, non, pas eux non plus, pas de visibilité ? Pourquoi, les problèmes sociaux sont aujourd’hui plus importants pour la société française que la situation marginale des LGBT. Ah, oui, la mondialisation se fout totalement du spectre de l’industrie française, alors les ouvriers ... Et, puis, ce seraient plutôt les héros de la finance qui seraient médiatisés. A moins qu’il ne s’agisse de ce mythique "futur", avec des héros parfaitement connus, mais dont les réalisations réelles ... comment dire ... risquent de se faire attendre longtemps. En tout cas, ce n’est pas demain que chacun ira au travail dans une "voiture volante" (à ne pas confondre avec l’hélicoptère, s’il vous plaît). Finalement, l’on médiatise la figure des héros que les groupes dirigeants veulent renvoyer en fonction du code social à intégrer par la masse.

Pourtant, ça serait bien de faire circuler pas seulement des TVG LGBT, mais imaginez des TGV avec des photos de famille pour la période de la fête des mères et des pères, avec une crèche et un Père Noel pour décembre. L’on peut trouver plein de bonnes idées. Et comme la SNCF, je cite :


« une entreprise inclusive, historiquement ancrée dans la lutte pour le respect des diversités "

cela ne devrait poser aucun problème. A moins que la "diversité" ne soit que l’uniformité idéologique ?

Les homosexuels ont toujours existé. En revanche, le culte LGBT est assez récent dans les sociétés modernes. Il est particulièrement utile, entre autres, pour détourner l’attention des problèmes réels qui s’accumulent et que les politiques sont incapables de régler, pour donner aux gens de faux buts et de fausses causes afin qu’ils y épuisent leur énergie. Cela occupe le discours, occupe l’esprit, permet de faire semblant de faire de la politique et uniformise les sociétés. Tout cela afin d’en faire encore un homme nouveau, un de plus, comme à chaque pic idéologique. C’est bien un instrument de transformation de l’homme, c’est bien la marque du totalitarisme.

Cette approche aussi lourde, sans aucune finesse, portant jugement de ce qui est Bien et Mal, imposée de manière aussi primaire est une nouveauté pour la France, longtemps vantée pour sa légèreté, pour le doigté avec lequel elle réussissait à amener en douceur et délicatement là où elle voulait, mais sans contraindre et sans juger. Vous y alliez si vous vouliez, sinon, rien de grave, vous suiviez votre chemin. L’on vous tentait avec de beaux attraits. Cette période est révolue, peut-être parce que les faux attraits sont tombés et que ce monde a révélé sa pauvreté, son désolement. A tous les niveaux. L’uniformité est un appauvrissement. Il n’y a donc plus de choix, car le choix serait idéologiquement perdant.

Karine Bechet-Golovko
vendredi 7 juin 2019

Russie politics


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