COMITE VALMY

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A propos
des errements stratégiques de Mélenchon
Claude Beaulieu

vendredi 7 juin 2019, par Comité Valmy


Voir en ligne : Jean-Luc Mélenchon : « Maastricht est un compromis de gauche », la construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion.

A propos des errements stratégiques de Mélenchon

Jean Luc Mélenchon vient de subir une lourde défaite lors de ces élections européennes. La France insoumise n’y rassemble plus que 6,31% des voix. Il est logique de considérer que ce recul s’explique bien d’abord, par ce que des responsables de LFI appellent « des errements stratégiques » et qui sont ces variations de ligne politique que Mélenchon impose à la France insoumise en fonction de ses propres hésitations. (Considérations)

Mélenchon dont nous estimons qu’il est toujours l’européiste enthousiaste qui mena une campagne très forte en faveur de la ratification du traité de Maastricht considéré par lui comme un « compromis de gauche », pratique à la tête de la France insoumise, une démarche politique à géométrie variable.

Ses prises de position varient entre celles d’une posture souverainiste découlant d’une démarche d’entrisme trotskyste et celles découlant de l’expression adoucies de ses convictions personnelles profondément européistes. En 2017 pour l’élection présidentielle, il avait essentiellement pratiqué une mascarade souverainiste où il jouait cyniquement le républicain patriote convaincu. Il n’avait pas dupé grand monde au sein du Comité Valmy mais sa comédie avait piégé beaucoup de monde, notamment dans les milieux intellectuels du souverainisme.

En réalité cette démarche typique de l’entrisme trotskyste fut payante puisque en obtenant 19,58 % des suffrages lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon a échoué de peu à se qualifier pour le second tour.

Aujourd’hui pour des raisons qui lui sont propres, peut-être par crainte d’être entrainé trop loin par ceux de ses amis de la France insoumise qui sont véritablement patriotes, Mélenchon a presque totalement rejeté le masque souverainiste et sa démarche stratégique est à nouveau clairement européiste.

Pourtant, il est encore bien en retrait par rapport à ses affirmations de 1992 lorsqu’il affirmait au Sénat que « Maastricht est un compromis de gauche », ou encore que « la construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion »… Bien avant Macron, il se déclarait donc pour une nation européenne, une république européenne et une souveraineté populaire à l’échelle de l’Europe…

Dans la campagne concernant la ratification du traité de Maastricht, Jean-Luc Mélenchon fut du mauvais côté de la barricade, l’un des plus fanatiques propagandistes de l’Europe supranationale.

Certains veulent se persuader que Jean-Luc Mélenchon a évolué et qu’il s’est métamorphosé, passant du nihilisme national du trotskysme au patriotisme de la France Libre.

Nous l’avons espéré lorsqu’il a quitté le Parti socialiste, mais c’était une illusion.

Claude Beaulieu
Comité Valmy

1 juin 2019

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