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Elections européennes : quels intérêts
défendent finalement les députés européens ?
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 8 mai 2019, par Comité Valmy


Elections européennes : quels intérêts
défendent finalement les députés européens ?

Les élections des députés européens approchent et la machine à propagande tourne à plein régime : allez voter pour faire barrage à Macron, pour faire barrage à le Pen, allez voter pour qui vous voulez, l’important est de voter. Ce qui permettra aux multinationales de continuer à décider de la politique européenne et à ces députés de travailler à son implantation nationale. Si vous voulez un Frexit, c’est justement le pouvoir national qui en décide. Mais chut, gardons les illusions, elles sont tellement utiles. A tous. Deux raisons pour ne pas tomber dans le piège : les élus européens ne représentent pas les intérêts nationaux et les financements des partis politiques européens les conduisent à défendre les intérêts des multinationales.

Des élus qui ne représentent pas les intérêts nationaux

Au Parlement européen, l’on compte hors Brexit 751 députés, répartis entre les pays membres de l’UE en fonction de l’importance de leur population et du nombre de pays membres.

Donc sur 751 députés, la France en compte à ce jour 74. Mais ces 74 députés ne siègent pas ensemble, ils sont répartis en fonction des accords passés par les partis nationaux dans des groupes politiques, qui sont les structures actives au niveau du Parlement européen :


À la suite des élections, les députés au Parlement européen forment des groupes politiques. Ces groupes rassemblent des députés issus des différents États membres en fonction de leurs affinités politiques. Les groupes peuvent également être formés ultérieurement pendant le mandat du Parlement. Le Parlement européen compte aujourd’hui huit groupes politiques.


Pour avoir un statut officiel, un groupe politique doit comprendre au moins 25 députés, élus dans au moins un quart des États membres (c’est-à-dire au moins sept pays). Les députés ne peuvent appartenir qu’à un seul groupe politique.

Autrement dit, ils siègent dans des formations avec d’autres élus d’autres pays et ce sont ces formations qui sont reconnues. Il existe aujourd’hui 9 groupes :

Ainsi, actuellement, pour la 8e législature, l’on obtient cette répartition :

Donc, sur les 217 sièges du PPE, la France a 20 députés ; sur les 187 sièges du S&D, l’on compte 13 députés français ; parmi les 68 de l’ALDE l’on compte 7 Français ; 4 chez les verts sur 52 ; 4 pour les 52 GUE/NGL ; 6 chez les 41 des EFDD ; 16 sur 37 ENL ; 2 non inscrits.

Autrement dit, tout est fait pour noyer les députés nationaux dans des structures qui ne permettent pas la défense des intérêts nationaux.

Les groupes politiques au service des intérêts des lobbys

Les députés, intégrés dans leurs partis, noyés dans des groupes politiques européens, sont les marionnettes des lobbys, qui agissent ouvertement et sans vergogne au niveau européen.

Le financement des multinationales a été jeté sur la place publique par Marine Le Pen, puis confirmé sans grande difficulté par tous les médias, qui, avant cela, gardaient pieusement le silence, ne s’interrogeaient nullement sur la facilité avec laquelle, par exemple, l’UE ferme les yeux sur le glyphosate. Subventions, organisations de pseudo-colloques, les multinationales comme Uber, Bayer, Walt Disney diffusent leur vision d’un monde dérégulé, organisé autour de mouvements transnationaux.

L’on a, également par hasard, appris la rencontre entre Soros, le magnat de la désétatisation, le protecteur des révolutions de couleur et de la circulation des masses d’immigrés, Moscovici et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, celui qui savait à l’insu de son plein gré l’absence d’armes chimiques en Irak. En quoi le Brexit concerne-t-il Soros ? La réunion est secrète car, je cite :

La nécessité de protéger le processus décisionnel de l’UE
est plus importante que tout intérêt public

Il est vrai que l’UE soutient très activement Soros. Qu’il s’agisse du financement de ses ONG à hauteur de 1,8 milliard d’euros, notamment celles qui organisent la circulation massive des immigrés, car ses lobbys sont très efficaces. Ou des attaques frontales contre la Hongrie, qui a la mauvaise idée de ne pas accepter sur son territoire la propagande sorosienne et exige la fermeture de son principal organe d’action contre le pays :

Si vous vous décidez à aller voter, demandez-vous auquel de ces charmants protagonistes finalement bénéficiera votre voix. Car vous légitimez un processus antinational, contre lequel ces pseudo-députés n’ont aucun moyen, même si jamais - par hasard - ils en avaient la volonté, de lutter.

Karine Bechet-Golovko
Lundi 6 mai 2019

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