COMITE VALMY

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« Macron, c’est fini ! »,
billet d’humeur par Bruno Adrie

jeudi 6 décembre 2018, par Comité Valmy


« Macron, c’est fini !

Macron, c’est fini ! Le président de dix-huit mois est maintenant tout près de la porte de sortie. Comment pourrait-il en être autrement ? Honni au point que des travailleurs excédés n’hésitent plus à affronter les lacrymos, les flashballs et les coups de matraques assénés avec un zèle redoublé, le voilà maintenant poursuivi par des habitants déchaînés dans les rues du Puy en Velay où il a dû, à peine arrivé, remballer ses cliques et ses claques. Il est tellement déconsidéré le business firm president que même un syndicat de police a lancé un appel à la grève pour le 4 décembre, précisément le jour de son quatrième rendez-vous avec la nation gauloise et réfractaire, avec la nation de ceux qui ne sont rien, avec le petit peuple des ouvrières illettrées, avec la horde des Gilets Jaunes qui n’ont, comme nous en a informé un causeur de plateaux télés au portrait étranglé par une écharpe rouge, que la télévision pour occuper leurs soirées.

Comment Macron le fugace pourrait-il se remettre d’être tombé aussi bas, d’être à ce point déconsidéré ? Nul doute que ses commanditaires, que ses parrains de « pognon de dingue », auront dès maintenant tiré la leçon des week-ends passés et de ceux à venir qui promettent de prendre les proportions d’un cataclysme.

Non, Macron est d’ores et déjà condamné, et sera sous peu sommé – comment pourrait-il en être autrement ? – de boucler ses valises et de la boucler et d’emporter dans ses bagages sa première dame, version bling-bling et défraîchie d’une Autrichienne dont on connaît la fin, ses conseillers du palais, costards lugubres suintant la morgue, ses ministres effrontés et goguenards et ses députés automatiques, idiots utiles à claque one-clic, parvenus d’un jour, aréopage aérophage gonflé et pénétré par tous les courants d’air du néolibéralisme.

Il est impossible qu’il s’en remette, Macron, impossible qu’il se redresse alors qu’il vient de fuir la queue entre les jambes devant la meute déchaînée et ses maîtres sont certainement déjà en train de réfléchir à l’après, au comment faire, au comment remettre en marche une France qui s’est si rudement cabrée sous les coups d’éperons de ce cavalier novice mis en selle par leur soin malhabile.

Voilà pourquoi je crois que Macron, c’est fini. Voilà pourquoi je crois que ce président à la triste figure ne pourra plus reparaître sur la scène politique. Voilà pourquoi je crois qu’il devra même veiller à s’éloigner, à se choisir une destination exotique – un paradis fiscal de préférence – afin d’échapper à la colère inextinguible qu’il a fait naître dans le cœur et dans les entrailles d’une nation qui vient soudain de se redécouvrir, débarbouillée de politique «  bullshit » politicienne – merci Wauquiez –, libérée du corset des partis et des syndicats, dont la fonction jusqu’à aujourd’hui a été de contenir les frustrations, de juguler la colère, d’anesthésier la révolte, de paralyser toute action véritable contre un système fondamentalement inique, fondamentalement cynique et fondamentalement inégalitaire.

Bruno Adrie
5 décembre, 2018

Illustration : drapeau de la France Libre


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