COMITE VALMY

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« Macron le Venimeux “entend la colère” les Gilets Jaunes mais n’entend rien en réalité. Ce que je lui conseille… » - billet d’humeur par Bruno Adrie

dimanche 2 décembre 2018, par Comité Valmy


« Macron le Venimeux “entend la colère” les Gilets Jaunes mais n’entend rien en réalité. Ce que je lui conseille… »

« J’entends la colère légitime, l’impatience, la souffrance d’une partie du peuple qui veut vivre mieux plus vite », a expliqué Macron devant les Français de chez Macri, à Buenos Aires.

Notez bien la formulation. Macron fait tout d’abord semblant de reconnaître la légitimité de la colère des Français mais définit aussitôt cette colère par ce qu’elle n’est pas. Omettant sciemment d’entendre que la colère est née de l’injustice et du parti-pris de sa politique dictatoriale en faveur de la bourgeoisie accapareuse, il la transforme en une colère d’enfants capricieux trop pressés de vivre mieux alors qu’il est implicitement entendu que ce vivre mieux est impossible à l’heure où il est impératif d’obéir à l’Europe – bon prétexte de casse sociale -, qu’il est impératif de payer la dette – nécessairement contractée auprès des « marchés »- et qu’il est par conséquent impératif de vendre les biens publics à de riches investisseurs toujours impatients.

Car il doit bien savoir, le misérable reclus de l’Elysée, que ce que les Français n’acceptent plus, c’est de vivre moins bien aussi vite au profit d’une bourgeoisie qui tient l’Etat, pratique l’évasion fiscale à grande échelle et a vu ses revenus – je veux dire ses dividendes, c’est-à-dire les revenus de son oisiveté – augmenter considérablement grâce à l’appauvrissement programmé des Français qui travaillent, des collectivités locales qui travaillent et de l’Etat qui travaille.

«  J’entends la colère légitime, l’impatience, la souffrance d’une partie du peuple qui veut vivre mieux plus vite ». Voilà bien le propos le plus venimeux, le plus méprisant, le plus inintelligent prononcé par une baudruche venimeuse et méprisante dont l’intelligence ne tient que dans sa capacité, fort bien illustrée ici, à jouer avec les mots – des mots-poison – dans le but de rabaisser et salir les revendications des Gilets Jaunes. Une intelligence de vendeur de porte à porte convaincu que tromper le client est la plus belle oeuvre qu’il puisse réaliser sous le soleil mais qui sait très bien qu’il ne pourra plus revenir dans l’immeuble une fois son forfait commis.

Je le prédis maintenant : le vendeur en porte-à-porte Macron aura intérêt à quitter la France quand son mandat sera en bout de course. Alors, pourquoi pas l’Argentine ? Pourquoi pas Buenos Aires ? C’est bien là-bas. Le pays respire une longue tradition autocratique et néolibérale. Il devrait s’y sentir bien, le Venimeux. Et en sécurité en plus. Bien plus qu’en France. D’autant que le guérillero Enrique Gorriarán Merlo – qui n’avait pas hésité à se payer une promenade au Paraguay pour se farcir l’ex-dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza qui y coulait une retraite paisible – ne viendra pas le chatouiller puisqu’il est mort il y a douze ans.

Bruno Adrie
30 novembre, 2018


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