COMITE VALMY

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Pourquoi la France
achète-t-elle de la dette américaine ?
PressTV (Vidéo)

jeudi 8 novembre 2018, par Comité Valmy


Voir en ligne : Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ? - Leslie Varenne, géneral Dominique Delawarde, Jean-Luc Baslé

La France se surendette pour racheter la dette US

Alors que de nombreux analystes financiers alertent sur une probable crise financière en provenance des États-Unis, à l’horizon 2020, qui serait plus catastrophique encore que celle de 2008 ; et alors que dans la perspective d’un crack obligataire, nombre de pays se délestent de leurs bons du Trésor US, la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines…

Depuis janvier 2018, la dette publique US augmente à un rythme exponentiel de 3 milliards par jour et se situe aujourd’hui à 21 700 milliards de dollars. À la fin de l’année, les États-Unis devraient atteindre les 22 000 milliards, soit une dette souveraine de 107 à 108 % du PIB. Cette évolution pour le moins étrange interpelle : pourquoi la France, dont la dette a déjà dépassé les 100 % du PIB, s’encombre-t-elle de toujours plus d’actifs à risque ? Autre question légitime : quelles sont les contreparties ?

Il semble que cela soit totalement désintéressé… Sur le plan de la politique étrangère, Washington continue de dire non aux incessantes demandes de Paris de placer le G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, ce qui permettrait aux militaires français de sortir du bourbier sahélien et d’économiser un milliard d’euros par an.

Le président américain a « confié » le dossier libyen au président italien, au grand dam d’Emmanuel Macron, et si la diplomatie française a enfin pu opérer un timide retour au Moyen-Orient, ce n’est pas grâce à son allié américain mais à la Russie, qui a invité le président français au dernier sommet d’Istanbul.

Sur le plan économique, les sanctions américaines contre l’Iran ont durement pénalisé les entreprises françaises comme Total, Peugeot, etc.

Par ailleurs, les menaces d’application extraterritoriale du droit américain pèsent toujours sur les sociétés hexagonales. Après Alstom, la justice américaine pourrait infliger des amendes à plusieurs d’entre elles, dont une peine record de 24 milliards de dollars à Areva.

Sauf s’il s’agit d’obscures raisons qui échappent aux auteurs de ces lignes, rien ne justifie donc un tel niveau d’exposition à la dette souveraine US. Rien ne justifie non plus le silence des médias et des parlementaires. Le gouvernement, qui s’évertue à vanter les nécessités de l’austérité, aura des difficultés à expliquer aux Français qui grondent ces placements de bien piètres épargnants.

51,5 milliards de dollars, c’est une somme substantielle et, à n’en pas douter, chaque citoyen aura, bien sûr, son idée sur les raisons qui ont poussé leurs dirigeants à exposer l’épargne des Français à la dette US.

7 novembre 2018


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