COMITE VALMY

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#PasDeVagues : abandon, politique
ou conséquence logique de la défaillance de l’Etat ?
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 24 octobre 2018, par Comité Valmy


#PasDeVagues : abandon, politique
ou
conséquence logique de la défaillance de l’Etat ?

Après la diffusion de la vidéo d’un jeune homme braquant son professeur avec une arme factice pour qu’elle le note présent, le hashtag #PasDeVagues fait son apparition et devient viral, à la dimension de la tragédie qui se déroule dans les écoles de la République, tragédie rendue possible par le silence complice de l’Education nationale. La question est de savoir s’il s’agit réellement d’une omerta, donc en quelque sorte d’un effet collatéral involontaire, ou ne serait-on pas confronté aux résultats (peut-être envisagés) d’une politique de déstructuration de l’Etat, de dilution du pouvoir national, qui prend ses sources dans la Révolution de 68, avec le dénigrement de l’Etat et de l’autorité qui en ont suivi, l’abandon de la mission éducative, le rejet de l’autorité. Il est également le résultat de ces vagues d’immigration qui s’abattent sur le pays, portant des personnes dont la culture n’a rien d’européenne, qui ne peuvent et ne veulent être assimilées. Et cette politique-là est bien volontaire. Il n’y a pas d’école sans Etat et ce n’est pas en "augmentant" les moyens, comme on colle un sparadrap sur un membre gangréné, que l’on pourra réellement s’attaquer à la question de la restauration de l’école de la République.

Le mal qui dévore l’école a mis à jour le fossé qui sépare d’une part les bobos bien-pensants, que l’on trouve dans le journalisme, dans la hiérarchie de l’Education nationale, dans les syndicats enseignants et les professeurs, confrontés sur le terrain à une certaine population qui très souvent n’est pas à l’école pour apprendre, pour devenir un homme, pour se construire. Qui transforme l’école en zone d’apprentissage de la violence, qui teste les limites sans les trouver, qui impose donc sa loi dans le vide de valeurs reniées. Des gens qui n’ont pas de prise en charge éducative dans leur milieu familial, qui n’ont jamais appris à respecter que la force. Des jeunes gavés aux jeux violents, qui ne conçoivent plus le monde autrement. Qui n’ont plus la maîtrise de leurs pulsions, la capacité de calme et de sérénité nécessaire à l’acquisition de connaissances, à la structuration d’un raisonnement. C’est un groupe de la société qui prend de plus en plus d’importance et qui par le nombre bloque le fonctionnement normal de l’école pour les autres. Fonctionnement par ailleurs fortement perturbé par une méthodologie rejetant l’acquisition systématique et posé des connaissances.

Ainsi ce journaliste du journal Le Monde sur son compte Twitter, qui minimise et veut discréditer à l’aide de la très classique étiquette "populiste" ceux qui ont le malheur de ne plus vouloir se taire :

Ou encore la réaction de syndicalistes, ceux qui justement devraient défendre les enseignants, mais appellent ici à relativiser, question qu’ils n’osent pas se poser dans d’autres cas, comme avec #MeToo :

Et toute la bonne société de jeter l’opprobre sur ces enseignants, qui sont fautifs, car en fait ils n’aiment pas les gentils élèves, dans la plus pure logique Bisounours, position reprise notamment par Mediapart :

Face à cette veulerie, la réalité décrite par les enseignants fait froid dans le dos. Quelques exemples pris au hasard :

Le ministre déclare que les enseignants auront - désormais - tout son soutien, que des "moyens" seront mis en oeuvre, etc, etc, etc ...

Que peut-il dire d’autre ? Rien. Car finalement, il ne peut / veut pas régler le problème. Pas d’école sans Etat . Et l’attitude de Macron, Président de la République, qui discrédite la République discrédite l’Etat, empêche toute possibilité de retour de l’autorité. Il est très loin d’être le seul responsable de la situation actuelle, mais il porte le coup de grâce.

Vous ne pouvez pas ensuite demander aux mêmes personnes, cette fois dans les écoles, de respecter les enseignants, qui ont du mal à enseigner l’histoire de France revisitée par le culte de la culpabilité, le relativisme, l’école qui ne doit demander aucun effort puisque tout doit être ludique, qui ... qui ... qui ... qui ne doit finalement pas gêner la dégradation de la société française, pour qu’elle puisse plus facile se diluer dans la masse informe de la globalisation ? De ces êtres sans racines, sans histoire, sans patrie, sans passé et sans avenir. Ne vivant qu’au jour le jour. A coup de like et de post. Le pouce et l’oeil collé sur un écran, à travers lequel ils appréhendent le monde.

Il est possible de donner des moyens supplémentaires, c’est le plus facile, tenter d’acheter la paix pour ne surtout rien changer. Ce qui ne demande pas de ces moyens supplémentaires et peut être immédiatement mis en place est la punition systématique de toute infraction au règlement, de tout comportement incivil. Mais cela demande un changement radical de l’idéologie dominante, cela nécessite la restauration de l’autorité. Ce qui va à contre-courent de la pensée boboïsante nécessaire au globalisme, au dogme des "pôvres petits", "migrants welcome", "il faut comprendre ...". Au-delà des surplus de moyen, il faudrait un surplus d’Etat.

L’Etat a l’école qui lui ressemble . L’école française ne peut se porter bien quand la République est à l’agonie. Quand le Président renie la souveraineté et sa garantie, en envisageant une fusion décisionnelle avec l’Allemagne, que ce soit au Conseil de sécurité de l’ONU ou en ce qui concerne la doctrine nucléaire. Ce siège et cette doctrine sont trop lourds à porter pour le fantôme de la République aujourd’hui. S’il n’y a plus d’Etat, s’il n’en reste qu’une parodie, à quoi peut bien lui servir une école ? La formation est une question bien trop sensible pour la laisser à l’appréciation de ces gouvernements fantoches, l’OCDE s’en charge beaucoup mieux.

Il n’y a pas d’école sans Etat.

Karine Bechet-Golovko
mardi 23 octobre 2018

Russie politics


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