COMITE VALMY

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Les risques de la double nationalité
par Henri ROURE

vendredi 28 septembre 2018, par Comité Valmy


Manuel Valls prononce un discours lors d’une manifestation de soutien à l’unité de l’Espagne, le 18 mars, à Barcelone. Photo Pau Barrena. AFP/Libération
- Pour rappel, en France dans le cadre de la promotion de l’Europe fédérale des régions, il à œuvré à la destruction de l’unité de la République.
Comité Valmy.

Les risques de la double nationalité

Je suis scandalisé par la teneur de cette information qui ne soulève pourtant aucune polémique dans la presse. Il faut croire que je n’ai pas le même sens des valeurs que les membres de la caste politico-médiatique. Emmanuel Valls, ancien premier ministre français, est candidat aux élections municipales à Barcelone, grande ville espagnole. Il n’y a donc rien de choquant, pour nos dirigeants, d’apprendre que nous avons confié, pendant quelques années, la politique de la France à un personnage qui, dès lors que son destin français ne lui semble plus à la hauteur de ses ambitions, revient à son pays d’origine.

Certains argueront que l’Union Européenne n’y voit rien à redire. Moi, simple citoyen, éduqué dans le respect et l’amour de la France, oui !

Certes l’Espagne partage avec nous la latinité. C’est une voisine amie qui connait de graves diffi-cultés internes. Mais ce cousinage n’est pas pour autant partage de règles, de lois, de coutumes, de langue, de territoires et d’ambition. L’Espagne c’est l’étranger. Comme l’Italie ou l’Autriche, elle nous a donné des souveraines, mais toutes sont devenues françaises, tout comme Mazarin a été français…Aucun de ces personnages historiques n’est retourné servir son pays d’origine.

Or Emmanuel Valls semble se sentir particulièrement à l’aise dans cette ville étrangère où il est né.

Pour ma part je ne crois absolument pas que l’on puisse servir deux pays. Le patriotisme se porte vers une seule nation, une seule terre. Monsieur Valls étant hostile à l’indépendance de la Cata-logne, il s’inscrit donc dans un dessein madrilène. S’il est élu il deviendra le responsable d’une des plus grandes villes espagnoles. S’il n’est pas élu reviendra t-il à la politique française ? La double nationalité aboutit toujours à la trahison d’un pays.

Nous pouvons légitimement nous interroger sur le sens qu’il donnait aux fonctions de premier ministre et notamment à celles qui le faisait responsable de la Défense Nationale disposant du Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale.

En réalité est-ce que le patriotisme conserve un sens aujourd’hui, dans une Europe soumise à l’ultra-libéralisme ? Ou bien est-ce que les États de l’UE ne sont pas destinés à devenir de vastes régions économiques que des politiciens apatrides chercheront à conquérir indépendamment de leur carte d’identité. ? Monsieur Valls ne serait qu’un précurseur… Nous pourrions ainsi imaginer que M. Daniel Cohn-Bendit devienne ministre de la République Française puis, se lassant de cette fonction, se présente à des élections allemandes et devienne chancelier fédéral ! Ou mieux encore et bien plus probable, qu’un ministre d’origine maghrébine finisse par trouver que l’État français ne lui offre pas un avenir suffisamment alléchant et parte pour le pays d’origine de sa famille pour y assurer des fonctions officielles…

L’affaire n’est pas banale. Une fois encore nous rencontrons l’immoralité politique. La vertu qui devrait être la règle est jetée aux orties. Une dernière question : est-ce que les peuples vont long-temps tolérer cette désinvolture à leur égard, ce mépris de leur spécificité ?

Henri ROURE
27 septembre 2018


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