COMITE VALMY

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Après la deuxième conférence du PRCF (pôle de renaissance communiste en France)…

Communiqué :

dimanche 2 novembre 2008, par Comité Valmy

Dans "l’Arc Républicain de Progrès," le Comité Valmy est allié avec le PRCF ainsi qu’avec d’autres organisations démocratiques, progressistes, patriotiques et républicaines, notamment gaullistes. Cette alliance stratégique avec le PRCF n’est pas contradictoire avec nos bonnes relations avec d’autres groupes et militants authentiquement communistes. Comme le préconise notre ami Jean Lévy ( voir le lien ) nous espérons voir se "regrouper tous les communistes, encore dans le PCF ou qui n’en sont plus". Notre démarche en effet, pour progresser nécessite entre autres, l’existance d’une organisation communiste combattant pour l’indépendance nationale et la souveraineté populaire et qui soit donc clairement hostile à la présence de la France dans l’OTAN ainsi que dans l’Europe fédérale, supranationale, néolibérale et anti-sociale, atlantiste et impérialiste. Le Comité Valmy travaille méthodiquement à une stratégie dite d’union du peuple de France qui par moments, a tenté le PCF et tout particulierement Georges Marchais qui malheureusement, sont restés embourbés dans la stratégie contradictoire et délétère d’union de la gauche. Celle-ci, suicidaire, à construit l’hégémonie d’un Parti Socialiste intrinsèquement atlantiste, hostile à la souveraineté nationale et dont la plupart des dirigeants sont convertis au néolibéralisme. Cette alliance contre nature a conduit au délabrement actuel du Parti Communiste. Aussi, contribuons-nous naturellement à la diffusion de ce communiqué du PRCF. De même que nous participerons à la circulation de prises de position d’autres organisations à la vision convergente avec la notre. Valmy.

Voir en ligne : Aprés le vote des communistes Jean Lévy

Communiqué du PRCF :

Ceux qui voulaient isoler et « tuer » le PRCF en sont déjà pour leurs frais : la 2ème Conférence nationale du PRCF, tenue ces 25 et 26 octobre à Paris, n’a seulement connu un succès d’organisation ; elle a été un vrai succès politique.

D’abord par la reconnaissance internationale dont le PRCF est l’objet : par dizaines, les messages de solidarité ont afflué : PC irlandais et chilien, PC de Hongrie, PC du Canada, de Lettonie, de Lituanie, de Bulgarie, de Suède, de Norvège, de Turquie, d’Allemagne, de l’Inde, du Mexique,WWP (USA), Réseau des communistes italiens et NPC d’Italie, PC de Géorgie (dont le délégué s’est vu refuser le visa par le consul de Sarkozy à Tbilissi !), des mouvements progressistes ont également adressé des messages, Québec, Maroc, Sénégal ; les délégués du PC de Grèce, du PCPE (Espagne), du PTB (Belgique), du PADS (Algérie), des PC du Pakistan de, Hongrie, Danemark, Croatie, le Nouveau PC britannique, ont été chaleureusement applaudis, la palme revenant à R. Gonda, dirigeant des JC tchèques interdites, ainsi qu’au délégué du PC de Cuba L.Rodriguez, porteur d’un message du comité central..

Ensuite par l’unité politique et idéologique sans précédent dont a fait preuve le PRCF dans un climat fraternel excluant tout esprit moutonnier. La résolution politique a été adoptée à la quasi-unanimité par les cent délégués mandatés venus de Marseille, Lille, Nantes, Tulle, St-Brieuc, Lens, Alençon, Grenoble, Lyon, Auch, Annecy, Perpignan, Amiens, Metz, Castres, Strasbourg, Auxerre, etc., sans oublier bien sûr Paris et la région parisienne...

Accord pour défendre la première expérience socialiste de l’histoire contre la criminalisation du communisme, pour soutenir Cuba socialiste, la Palestine et l’Amérique latine en lutte, exiger le retrait de l’armée française d’Afghanistan et surtout, soutenir les efforts de relance du Mouvement communiste international : car un mouvement communiste internationale débarrassé des opportunistes est indispensable pour faire face à la crise du capitalisme en mal de récession, de fascisation et de guerres exterminatrices...

Accord total aussi pour proposer en France une nouvelle stratégie révolutionnaire, en rupture avec l’euro-trotskisme de la LCR comme avec l’« union de la gauche » derrière le PS maastrichtien. Oui, pour sortir la France du broyeur de l’Union Européenne, pour restaurer la souveraineté nationale et tisser des traités internationaux progressistes, pour chasser les euro-vichystes au pouvoir à Paris, pour renouer avec le progrès social et remettre à l’ordre du jour la transformation socialiste du pays, il faut construire un large Front Républicain Antifasciste, Patriotique et Progressiste (FRAPP) donnant corps au Non majoritaire de mai 2005. D’où l’intérêt de l’Arc républicain de progrès qui allie le PRCF à d’autres patriotes progressistes, le PRCF proposant l’idée d’un nouveau Conseil National de la Résistance, seule alternative progressiste possible à l’UMPS de Sarkozy-Dominique Strauss-Khan.

Accord également pour orienter prioritairement le PRCF vers la classe ouvrière et la jeunesse. Les délégués ont entendu avec attention L. Jourdas, délégué CGT des NMPP en lutte, ou R. Silvain, acteur central de la grève ouvrière de 68 et de l’actuelle renaissance du syndicalisme de classe ; ils ont ovationné J. Leclercq ; notre camarade est secrétaire de l’UL CGT de Douai que Le Duigou, le « cégétiste » favori du MEDEF, traîne actuellement devant la justice bourgeoise parce que cette UL refuse la ligne de renoncement promue par Thibault. Avec la Lettre ouverte aux états-majors syndicaux déjà signée par 4000 syndicalistes, les « accompagnateurs » syndicaux de la « sarko-casse » ont du souci à se faire : car l’aspiration au tous ensemble en même temps grandit aussi vite que le rejet populaire de l’Union Européenne dans les masses populaires de tous les pays d’Europe !

Accord unanime aussi sur la nécessaire unité de combat des communistes. Les congressistes ont condamné avec indignation l’apartheid politique qui prétend exclure de la lutte pour un vrai PC les vrais communistes écartés du PCF pour avoir les premiers dénoncé ses dérives ! Accord plus discuté, en raison du sectarisme anti-PRCF et du contenu inconséquent de ce texte (qui n’appelle pas à sortir de l’Union Européenne et ne dit mot du syndicalisme de classe...) pour appeler les communistes cartés au PCF à voter pour le texte présenté par C. Andréani, A. Gerin, etc. ; car ce texte reprend moderato cantabile certaines analyses du PRCF et surtout,... il ne faut perdre aucune occasion d’unir les vrais communistes.

Mais pas d’illusions : après une « mutation » qui a idéologiquement et économiquement rivé le PCF au PS, il n’y aura pas de « redressement » miracle du PC. Si la « gauche » du PCF progresse au congrès, la question ne sera pas pour elle, comme l’annonce A. Gerin, de « réunir la famille communiste », du super-liquidateur Gayssot à la Gauche communiste (étrange famille incluant les naufrageurs mutants mais excluant le PRCF, trop « léniniste » ?) : car ce parti fourre-tout ne pourrait que perpétuer la paralysie du PCF et son arrimage électoraliste au PS. Si la gauche du PCF veut vraiment stopper la mise à mort sarko-maastrichtienne de la France, il lui faudra tôt ou tard rompre politiquement, et pour finir, organisationnellement, avec la droite du PCF (mutants, refondateurs, « huistes »...) et avec sa politique de soumission à la social-démocratie.

Il lui faudra aussi renoncer aux exclusives contre la « gauche de la gauche » communiste, incarnée notamment par le PRCF. Car ce qu’attendent les travailleurs, c’est que les vrais communistes s’organisent pour agir et, pourquoi pas, pour préparer ensemble la rupture organisationnelle entre les chefs liquidateurs du PCF et les vrais communistes cartés ou non au PCF. Car pourquoi oublier l’acte fondateur et salutaire pour la classe ouvrière qui, en 1920, permit au Congrès de Tours de séparer les révolutionnaires des sociaux-démocrates ? Le PRCF propose donc que les vrais communistes co-organisent en janvier une AG pour dresser le bilan du congrès du PCF et structurer une Convergence d’action communiste souple, permettant de mettre en place une expression vraiment communiste de masse en direction des travailleurs.

Ainsi, la vraie question n’est pas carté PCF ou pas ?, mais bien : pour ou contre la rupture avec l’Union Européenne ? Capitalisme ou socialisme ? Pour ou contre un PC de combat renouant avec le PCF léniniste auquel nous devons le Front populaire et les grandes conquêtes de la Libération.

Enfin, accord total des délégués pour tisser la toile du PRCF en structurant fortement les directions départementales, en ciblant de grandes entreprises dans chaque département, en promouvant « Initiative Communiste », le seul mensuel « franchement communiste » du pays. Car pour unir les communistes, construire le tous ensemble des salariés, fédérer les républicains, le camp progressiste a besoin d’un PRCF mieux organisé. Que chacun en tire pour lui-même les conclusions incontournables ...

2 Messages de forum

  • J’ai lu le message issu de la conférence en sujet. Quand les communistes seront ils capables d’écrire des textes courts, précis , intelligibles. Nous nous retrouvons avec l’habituelle logorrhée indigeste, l’esprit de confrontation permanent qui tue d’avance toute envie de concertation. Nous voila revenus au temps des anathèmes. Le plus urgent serait que les communistes se souviennent de l’analyse de Marx, cherchent à l’actualiser et écartent Lénine, Trotsky, Staline et consorts qui ont été les fossoyeurs sanglants de l’idéal social à figure humaine naguère formulé par Saint Simon, Jaurès et autres.

    S’il est sain de s’écarter des voies ci dessus décrites on ne peut faire de bonne politique social en condamnant sans cesse les pensées différente.

    Nous regrettons que le Parti Socialiste actuel soit davantage porté vers les honneurs, les prébendes de la République et autres fariboles. Souhaitons que Monsieur Hamon parvienne à faire entende sa voix et que le bon sens prévale dans la préparation d’un programme solide de réformes de notre système social, fiscal, judiciaire et économique qui conjugue la maitrise que doit avoir la Collectivité sur les flux essentiels et la liberté d’entre- prendre dans un cadre légal clairement défini. Cela nécessite évidemment ce qui se pratique le moins dans notre Pays : la concertation, la réflexion, le bon sens et la simplicité dans la conception .

    Par ailleurs un tel programme suppose que soit retrouvé l’esprit du Traité fondateur de Rome et celui de la maitrise de notre destin tel que l’a toujours exposé le Général De Gaulle en y ajoutant l’établissement progressif de grand projets au niveau européen tel Airbus issu de notre technologie et dont profite largement nos voisins ou tel autre projet issu d’un autre pays.

    De telles réalisations rapprocheraient davantage et progressivement les pays que l’imposition au sifflet de l’Europe actuelle, mosaïque à la Babel dont la puissance politique ne peut être que virtuelle.

    Sa puissance économique peut être rassemblée graduellement préparant dans le temps une pensée politique réunie et réelle.

    Autrement dit nos admirables étourneaux de la politique ont mis la charrue avant les boeufs tournant le dos à la réalité des choses et des gens, le travail étant à refaire.

    Cela implique la disparition de l’Europe technocratique imposée et issue des plus "brillants esprits" de l’ ENA en France et autres sectes ou microcosmes apatrides, le tout supervisé par des maoistes recyclés.

    Cela suppose la recréation d’ une Europe des nations ou chacune puisse s’adapter graduellement à son rythme et non se voir imposer des dispositifs ne lui convenant pas dans le moment. Cela implique une réforme des moyens financiers et de leur utilisation par la Commission de Bruxelles. Cela n’implique en aucune façon la suppression d’un Euro qui s’avère très fédérateur, en refusant que sa valeur soit tripotée de façon erratique en fonction d’évènements mineurs comme de nombreux politiques inexpérimentés le préconisent faute de savoir faire dans la gestion des affaires.

    La suppression des subventions agricoles serait bien plus douloureuse aux grands propriétaires terriens du Royaume uni qu’à nos agriculteurs si est réorganisé l’incroyable et dispendieux système qui prévaut actuellement dans notre Pays ou existe un enchevêtrement contre-performant de structures parasites, d’incitations financières inappropriées et d’une distribution moderne certes mais assemblant tous les inconvénients de monopoles prédateurs sans aucun contre pouvoir efficace ; en somme la liberté du renard dans le poulailler comme disait l’autre.

    Bien d’autres choses précises pourraient être exposées mais je crains d’avoir déjà dépassé la capacité d’intérêt des éventuels lecteurs...

    Logorrhée quand tu nous tiens.............

    • en réponse au message de Skeptimail :

      Il appartient à chacun d’avoir un point de vue sur la question mais ne nous égarons pas et gardons à l’esprit ce qui est pour l’heure essentiel. Il y aura forcément un temps pour ce genre de débats mais l’heure actuelle y est-elle bien propice ?

      Un mouvement d’opposition est par essence divisé sur le fond, puisqu’il réunit en premier lieu des hommes et des femmes contre un état de fait et non pour un projet définitif. A cet égard, la Résistance est un exemple très édifiant de mouvement composite, puisque la couleur politique de ses membres allait de la droite monarchiste à l’extrême gauche trotskyste. La question qui se posait à eux sous l’occupation n’était pas de savoir ce qui les opposait mais comment unir leurs forces pour chasser l’occupant nazi. A quelques anicroches près, ils ont réussi à le faire jusqu’à la Libération.

      La question qui se pose à nous aujourd’hui est en de nombreux points similaires : il ne s’agit pas pour l’instant de savoir ce qui nous oppose mais de faire en sorte de rester unis et d’agir contre les ennemis de la République, du Peuple et de la Nation.


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