COMITE VALMY

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« Mélenchon se renie
devant le président courtois »
par Bruno Adrie

lundi 10 septembre 2018, par Comité Valmy


« Mélenchon se renie devant le président courtois »

Après avoir heureusement manipulé le hasard, le révolutionnaire adhésif double face électoral (plan A-Plan B) Mélenchon a fait semblant de tomber nez à nez avec le président en berne sondagière à Marseille. L’occasion, pour lui, de se renier en ne reconnaissant pas ses propos tenus le jour même à l’encontre de ce dernier – «  Le plus grand xénophobe qu’on ait, c’est quand même lui, Monsieur le président de la République française » – et d’adopter les bonnes manières bourgeoises, lisses et courtoises comme les affectionne tant le chef de notre Etat Démantelé.

Avec un lascar comme celui-là, soucieux de récupérer un maximum de sinécures lors du carnaval qu’organisera bientôt le Parlement Européen, il est certain que la révolution est en marche vers la corbeille des rêves réduits en confettis.

Et que ceux qui m’accuseraient de Mélenchon-bashing économisent leur salive et leur temps et en fassent un usage utile en exigeant par exemple de leur gourou qu’il adopte non seulement des postures plus sharp et plus affirmées et qu’il nous fournisse aussi plus de transparence sur son train de vie, ses notes de frais et ses fréquentations. Ce serait bien de tout connaître.

Quand je critique Mélenchon, on me demande souvent – avec une mesquinerie non feinte qui pue l’eau croupie – quelle est ma recette. Or, de recette, je n’en ai pas et je ne suis pas le stratège qui prendra le Palais d’Hiver. Mais une chose est sûre : je ne me laisserai pas payer de mots et n’adhèrerai à aucune des sophistiques – aussi virulentes cherchent-elles à paraître en faveur des victimes du capital – que des politiques, des journalistes ou des intellectuels braillent depuis des estrades coiffées de banderoles radicales et contestataires. Leurs paroles passent, sont vite oubliées ou contredites – comme ici dans le cas de Mélenchon – et seuls subsistent les actes. Ce sont eux qui doivent nous intéresser.

Je veux bien être vaincu, écrasé par une vague plus forte que moi, je reconnais ma faiblesse devant le chaos du monde, mais je ne deviendrai pas un monsieur Gogo crédule et avaleur de couleuvres. Je n’oublierai jamais – pour avoir, ô crime, lu les Evangiles – qu’on reconnaît un arbre aux fruits qu’il porte et que les fruits qui poussent sur les branches tordues de la politique politicienne, les promesses juteuses que ses épiciers font briller sur les étals de la désorientation, blettissent vite sous le soleil implacable des trahisons.

D’ailleurs, le président en berne l’a dit lui-même pendant cette rencontre inopinée : “Monsieur Mélenchon n’est pas mon ennemi”. Cette tirade n’est-elle due qu’à sa courtoisie ? Et si, pour une fois, il avait dit la vérité…

Ite, missa est.

Bruno Adrie
8 septembre 2018


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