COMITE VALMY

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« Benallagate : la fin de Macron ? »
par Bruno Adrie

mardi 31 juillet 2018, par Comité Valmy


« Benallagate : la fin de Macron ? »

Pondu il y a un an par une pyramide de ténèbres sous l’œil trouble des malédictions cosmiques, le président printanier semble avoir épuisé les crédits de son immanentisme politique. Débordé par les effets du pouvoir agissant comme un alcool fort sur sa trop faible constitution, le marcheur en goguette, arrogant satisfait, comédien provocateur, s’est cru à l’abri de la révolte et du mépris de ceux qui, depuis longtemps, ont vu le vide et le cynisme à travers sa carcasse médiatique.

Or, heureusement trahi par ses commanditaires qui, tout en n’affectionnant pas la démocratie, semblent désapprouver les excès de son césarisme de pacotille, le président-banquier est en train de s’enliser dans l’affaire de l’incroyable Alexandre, ce protecteur-protégé ultrapromu, grassement logé et rémunéré par les soins d’une République qui piétine, et, last but not least, amateur de safaris antimanifestants, coups de poings garantis sans réplique, immunisé par le port du brassard usurpé des violences à sens unique.

La République en marche était déjà un régime de baudruches attifées en députés applaudisseurs et sourds à toute objurgation – habillage automatique d’une République pourvoyeuse de cadeaux faits aux riches et aux amis (voir ne serait-ce que le cas Alexis Kohler-Fincantieri-Chantiers de Saint Nazaire), elle est maintenant la République des gorilles et des petites frappes.

Si cette affaire permet de faire mordre la poussière au hâbleur maigrelet qui a enfilé le costume, bien entendu surtaillé pour lui, du général de Gaulle, ce sera une satisfaction et un soulagement.

En revanche, cette affaire ne permettra pas de régler son compte au capitalisme des copains, qui fait croître ses profits au soleil des privilèges mal acquis et des institutions qui les valident, nourries au sang et à la sueur de la nation.

On attend le coup de balai !

Bruno Adrie

Photographie de Charlie Chaplin dans Le dictateur n’ayant rien à voir avec le sujet mais ayant la propriété d’attirer l’oeil.

Bruno Adrie

30 juillet, 2018


In cauda venenum


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