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Dimanche 15 juillet 2018 : la France
va peut-être gagner la coupe du monde de foot,
mais les Français feront-ils toujours ’ballon’ !
par Jean LEVY

samedi 14 juillet 2018, par Comité Valmy


A la veille de la Finale...La joie populaire en 1998...et la réalité quotidienne

Dimanche 15 juillet 2018 : la France
va peut-être gagner la coupe du monde de foot,

mais les Français feront-ils toujours ’ballon’ !

Dimanche, pour la finale de la coupe du monde de foot, des millions et des millions de Français vont être suspendus à la trajectoire du ballon : va-t-il entrer victorieusement dans les buts croates et permettre ainsi à l’équipe de France de remporter la Coupe ?

Bariolée de tricolore, la foule, dans le stade russe, ou en terre française, va vibrer deux heures durant en attendant le but décisif... En souhaitant intensément la victoire...

Rien de plus naturel que d’espérer que son pays gagne. C’est le signe qu’aujourd’hui encore le sentiment patriotique est au coeur des citoyens.

Faudrait-il encore que cet attachement national ne se réduise pas aux succès sportifs. On peut être inquiet en effet que ce sentiment naturel ne soit plus, pour les dirigeants de la France, qu’un gadget de publicité qu’ils utilisent à leur seul bénéfice politique. On peut craindre en effet, que le président de la République tente, en cas de victoire française, de récupérer le ballon par un corner habile, et face du but victorieux un argument plébicitaire pour sa personne et sa politique.

Ce qui serait un défi au bon sens.

Car, sans quitter le domaine du sport, on peut se demander qui réduit les crédits nécessaires à son développement dans les milieux populaires, qui refuse les crédits indispensables aux équipements sportifs de terrain, jusqu’aux villes et villages de l’hexagone ?

Le pouvoir trouve normal la marchandisation du sport, et faire de celui-ci un business privé, générateur de sommes astronomiques attribuées à quelques uns, alors que nombre de jeunes n’ont pas les moyens de pratiquer le sport de leur choix. Calculez le montant exorbitant du budget accordé pour que quelques uns parviennent au haut de l’échelle, et les sommes dérisoires destinées à permettre au plus grand nombre de tenter leur chance ..

C’est ça la politique de Macron, aggravant encore celle de ses prédécesseurs.

Mais, au-delà du sport, où en est l’expression du sentiment national au niveau du pouvoir ?

Emmanuel Macron ne cache pas ses ambitions, il le dit et le répète : il veut substituer à la souveraineté française, la souveraineté européenne. Or, la souveraineté du peuple de France a été arrachée de force au roi - jusque là unique dépositaire - par la grande Révolution française, en 1789. C’est en cette année où le peuple a pris la Bastille, qu’est née l’expression "le peuple souverain".

Or, c’est cette conquête que l’ex-associé-gérant de la Banque Rothschild veut réduire à néant. Et cela au profit de l’Union européenne, dominée par la puissance allemande, terrain de jeu du business financier qui a fait de l’Europe son terrain de jeu, son libre marché, sans contraintes sociales et sans frontières, un vaste poulailler sans clôtures, ouvert à tous les loups affamés de profits.

Ce sont là les ambitions des grands groupes industriels et financiers, qui veulent être souverains dans notre pays à la place du peuple ! Leurs aîeux en 1792, l’Europe des monarques avait pour ambition de rétablir en France leur "souveraineté",royale, alors le peuple, les patriotes, se sont soulevés et sauvé la nation française à Valmy, et proclamé la République.

Aujoud’hui, les Français et les Françaises qui se réclament de cet héritage-là sont désignés à la vindicte publique comme "nationalites", "souverainistes", "populistes" par les héritiers des émigrés au service de l’envahisseur étranger.

Seul leur est conservé le patriotisme sportif, l’espace d’un instant, récupéré hélas à des fins plébiscitaires au profit de celui qui se voudrait le nouveau prince souverain, disposant ainsi d’espace-temps pour mener à terme ses noirs desseins.

Dimanche, pensons-y : le sentiment national ne doit pas se réduire à une fête sans lendemain.

13 Juillet 2018
Jean LEVY
Comité Valmy


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